Lettre ouverte à Yann Arthus-Bertrand

Paris, le 4 juin 2009

Monsieur,

Vous venez d’être nommé, le 22 avril dernier, le 1er Ambassadeur itinérant pour 2009 du Programme des Nations unies pour l’environnement.

Ce n’est que justice au regard de votre œuvre : en 1999, vous publiiez La terre vue du ciel. Dix ans après, l’exposition – livre  » 6 milliards d’autres « . Le 5 juin, pour la Journée mondiale de l’environnement, sort dans le monde entier le film HOME. Votre œuvre réconcilie la Terre et les Hommes.

Notre magazine Toogezer partage cette même vocation : réconcilier la Terre et les Hommes, condition de notre avenir commun pour sauvegarder la planète. C’est pourquoi je m’adresse volontiers à vous.
Désormais, l’artiste qui est en vous se double d’une fonction politique. Comme vous le disiez vous-même, Monsieur l’Ambassadeur, lors de votre nomination :  » Il est trop tard pour être pessimiste, on a besoin d’action et non de bla-bla (…). J’aurai plus de liberté que quelqu’un des Nations Unies.  »
Or nous sommes à six mois de  » Copenhague « , le Sommet de l’ONU sur le climat, qui doit donner une suite ambitieuse au protocole de Kyoto. Et à Bonn (Allemagne) actuellement, les discussions diplomatiques préparatoires à  » Copenhague 2009  » piétinent, notamment sur l’aide à apporter aux pays en voie de développement.

Toogezer souscrit pleinement à  » l’ultimatum climatique  » lancé au Président de la République française, Monsieur Nicolas Sarkozy, par de grandes ONG (1) lors du Forum des grandes économies les 25 et 26 mai derniers.

Par la présente, Monsieur l’Ambassadeur, je vous demande de reprendre à votre compte et de relayer fortement et publiquement, les deux objectifs vitaux suivants :
-    appeler les pays industrialisés, dont la France, à  » s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.  »
-    mobiliser 100 milliards d’euros par an pour aider  » les pays en développement à mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social.  »
Notre objectif à tous est de stabiliser au plus vite la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre avant de les faire décroitre.

A votre place désormais, Monsieur l’Ambassadeur, votre parole peut porter tant en direction du grand public que des gouvernements et des grands acteurs économiques, pour que, ensemble, ces objectifs deviennent réalité et qu’ainsi, nous sauvegardions la planète.

Michel Taube,
Président des Editions Toogezer

(1)     http://www.copenhague-2009.com/appel (WWF-France, Greenpeace France, Action contre la Faim, Care France, FIDH, Fondation Nicolas Hulot, Les amis de la terre, Médecins du Monde, Oxfam France Agir Ici, Réseau Action Climat, Secours Catholique).

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