Universités et réchauffement : un bilan qui laisse froid
L’enquête sur l’efficacité énergétique des universités françaises a rendu sa copie mardi 2 juin. Verdict : peut mieux faire.
Une participation en demi-teinte
Avec 50% de réponses transmises par les universités, l’étude menée conjointement par la Conférence des présidents d’universités et la Caisse des dépôts et consignations est la première application concrète de la Charte pour une « Alliance des universités françaises en faveur du développement durable » signée par les présidents d’université eux-mêmes en juillet 2008.
Une consommation au dessus de la moyenne
Par rapport à la consommation moyenne des administrations (240 Kwh/m2/an), l’enseignement supérieur ne court pas la course en tête avec ses 300 Kwh. Ses émissions de dioxyde de carbone ne font pas mieux. Elles sont encore deux fois plus élevées que les objectifs fixés par le Grenelle.
Le Plan campus à la rescousse ?
La vétusté des bâtiments qui représenterait environ 30% du parc est sur la ligne de mire. Avec 5 milliards d’euros déboursés, le Plan campus de modernisation des universités devrait contribuer à résoudre le problème.
N’oublions pas cependant qu’en dehors des problèmes énergétiques et d’émissions de gaz à effet de serre, les facs sont de mauvais élèves au niveau du recyclage (1/3 des établissements) et des achats responsables. Le monde du développement durable doit faire sa rentrée dans les amphis.
Tous les détails de l’enquête sur le http://www.developpementdurable.cpu.fr/

















