Des gestes simples pour des plages propres….
Les Français sont formidables… Alors que 4 vacanciers sur 5 considèrent que la propreté d’un site est un critère déterminant lorsqu’ils cherchent un lieu de villégiature, on retrouve tout de même sur les plages 1 déchet sur 10 par terre. Et c’est sans compter ce qui arrive de la mer mais qui a été jeté un jour ou l’autre par nous-mêmes … Faut-il en conclure que les vacanciers – plutôt civiques le reste de l’année lorsqu’ils sont chez eux – se « lâchent » dès qu’ils bougent ?
Un moment d’inattention… des déchets éternels
Ces déchets oubliés sur les plages et autres lieux de vacances représentent un volume énorme : 300 000 m3 (selon le ministère du Développement durable) ou, si ce volume ne vous dit rien, 20 000 camions poubelle et cela pour un seul été ! Sur les plages, on trouve de tout : des canettes, des papiers gras, emballages, des mégots, paquets de cigarettes vides, des sacs plastiques, bouteilles plastiques et même en verre, papier, des journaux, seringues et j’en passe ….
Pourtant, nos plages sont bien équipées : 10 000 points de collectes y compris pour le tri des emballages et Vacances Propres distribue tous les ans 4 millions de sacs de collecte de déchets répartis sur 2 000 points de vacances ! Et ce ne sont pas les opérations « plages propres » qui manquent sur tout le littoral. Il y a vingt ans, le nettoyage des plages se faisait une fois par semaine. Il est aujourd’hui quotidien. Un exemple : sur les seules plages de la station varoise de Saint-Raphaël, la ville fait ramasser tous les jours 10 tonnes de déchets pendant la saison !
Quant on sait qu’il faut cent à mille ans pour éliminer gobelets et sacs plastique, 4 000 pour le verre (on manque d’expérience sur la durée !), un an pour les journaux, 5 ans pour un chewing-gum, un à huit ans pour une cigarette avec filtre, on se dit que les opérations « vacances propres » ont encore de beaux jours devant elles… Et que dire des piles, véritables déchets toxiques (voir encadré) ?
Des solutions simples
Quelques gestes simples permettraient d’éviter ces centaines de milliers de tonnes de déchets. Il suffit de garder avec soi un sac plastique que l’on jette à la poubelle (en triant) une fois rempli. Et puis évitez de cacher le mégot dans le sable et faites attention au vent qui emporte tout. Et si vous trouvez un déchet en vous installant sur la plage, ne l’enfouissez pas mais ramassez-le. Une boîte métallique ou un cendrier qui ferme bien n’est pas bien difficile à se procurer pour ne pas laisser traîner les mégots. Ce sont des gestes simples et efficaces : il suffit d’y penser et de l’expliquer à vos enfants (et à ceux des autres) et le tour est joué. Un tour qui évite en plus d’énormes dépenses. Selon le directeur de Pavillon bleu (qui décerne des labels selon la propreté des plages), le coût de nettoiement d’une plage de taille moyenne dépasse le demi-million d’euros par an !
Yves Leers
Attention piles toxiques !
Seule une pile sur trois est recyclée en France. Alors que la récupération des piles est obligatoire depuis 1999, les deux tiers des 600 millions de piles utilisées tous les ans en France sont donc jetés à la poubelle soit près de 200 000 tonnes…
Or les piles sont des déchets dangereux et toxiques en particulier les plus petites, les piles bouton. Savez-vous qu’une seule pile bouton au mercure pollue un mètre cube de terre et mille m3 d’eau pendant 50 ans ? Et qu’il faut 50 fois plus d’énergie pour fabriquer une pile alcaline que l’énergie qu’elle fournira pendant toute sa durée de vie.
Et pourtant, c’est tellement simple (et beaucoup plus économique même si le prix d’achat est plus élevé que celui d’une pile jetable) d’utiliser des piles rechargeables en privilégiant les piles NiMH (Nickel-Métal-Hydrure) plutôt que NiCd (Nickel-Cadmium), plus toxiques et moins durables.
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