La Petite reine met le paquet
On a coutume de tirer à boulets rouges, non sans raisons, sur les transports individuels en ville en oubliant la circulation des marchandises. Les enjeux sont pourtant loin d’être négligeables lorsque l’on sait que les camionnettes qui encombrent les rues circulent la plupart du temps quasiment à vide (100 kg pour un véhicule de plus d’une tonne). La Petite reine est l’une des entreprises françaises les plus actives dans le domaine de la livraison écologique avec des agences à Paris, Bordeaux, Rouen et Dijon.
Voyager moins, transporter plus
Alors que la logistique traditionnelle privilégie les grandes plateformes logistiques extra-urbaines à partir desquelles on livre chaque client l’un après l’autre, La Petite reine a sa propre méthode. En effet, améliorer les impacts écologiques des livraisons en ville, c’est d’abord rationaliser les parcours et voyager les cales pleines. Pour son agence de Paris, la Petite reine a ainsi acquis un emplacement dans le parking souterrain Saint-Germain l’Auxerrois, situé à proximité de ses secteurs de livraisons dans les arrondissements centraux de Paris. Une nouvelle manière de faire qui commence à intéresser les grands de la messagerie express pour des raisons plus prosaïques qu’écologiques : gain de temps et d’argent.
Une journée de livraison commence par le transport des marchandises à livrer des plateformes logistiques à l’agence de centre-ville avant ou après l’heure de pointe. Vient ensuite l’organisation et le partage des colis par secteur géographique et non par client comme c’est le cas habituellement. Une fois le plan de livraison fixé, la première tournée part vers 8H00. Elle peut, selon le flux de marchandises dans un quartier, durer de la matinée à la journée. Un déroulement bien différent de la vie traditionnelle du livreur qui effectue de nombreux allers-retours plateformes logistiques-centre-ville souvent dans des secteurs voisins.
Les énergies renouvelables au service de la livraison écologique
Diminuer les circuits de livraison ne suffit pas, il faut aussi utiliser des véhicules plus propres. Des tricycles aux vélos en passant par les scooters électriques, selon la taille du colis, il n’est que l’embarras du choix. Des véhicules non seulement plus écologiques mais aussi, de par leurs dimensions réduites, souvent plus rapides dans une circulation dense.
Consciente de ces avantages, La Petite reine a donc développé son propre véhicule : le Cargocycle. C’ est un tricycle à pédales muni d’une assistance électrique avec une charge utile de 180 kg pour 80 kg de poids à vide pour une autonomie de 30 kilomètres. Avec le développement prochain d‘une version frigorifique et pour les parcs et jardins, le Cargocycle s’adapte à un élargissement de la demande en véhicules écologiques.
Les coûts de 10 à 20 % inférieurs et moins d’émissions de carbone attirent les entrepreneurs. Pour la seule capitale, il existe de nombreux exemples de cette nouvelle manière de transporter en ville. La société Lungta effectue toutes ses livraisons parisiennes grâce à des scooters électriques. En plus de la livraison de petits colis, Urban-Cab propose quant à elle, des taxis à assistance électrique. Pour les livraisons de courrier et de petits colis, les entreprises de coursiers à vélo sont légion. Signe des temps, la Poste, leader historique du secteur, se lance timidement dans l’acquisition de véhicules électriques (110 voiturettes électriques Quadeo prévues pour fin 2010). L’avenir du transport de colis en ville est bien électrique.
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