Moins de viande, plus d’écologie !
Le végétarisme est le plus souvent vu comme une position éthique en faveur des animaux. Occupant plus du quart des surfaces émergées, l’élevage causent aussi de nombreux méfaits sur l’environnement. Consommer moins de viande, c’est aussi bon pour notre planète et nous-mêmes…
Un pollueur champion toutes catégories
L’élevage est sans conteste, la cause de pollution des eaux la plus importante au monde. De l’utilisation de pesticides et engrais pour cultiver le fourrage aux hormones et antibiotiques distribués généreusement aux animaux, la liste des substances émises pour garnir nos assiettes en mets saignants est longue.
Aux Etats-Unis, 50 % des antibiotiques et près de 40 % des pesticides seraient utilisés pour l’élevage industriel. Ces pratiques s’étendent à la surface du globe parallèlement à l’accroissement de la consommation de viande à hauteur de 2 % tous les ans (chiffres INRA).
La production de viande contribue fortement à la dégradation du système climatique du fait de l’utilisation massives d’engrais azotés (consommation d’énergie pour les produire), du méthane rejeté par les bêtes et de l’acheminement des produits. Avec 18% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde (FAO 2006), l’élevage est la première cause du réchauffement climatique avec les transports.
Une menace pour la biodiversité
Nos animaux à cornes, à laine et à groins représentent 20 % de la biomasse terrestre. Les terrains occupés par les pâturages se font au détriment des espaces préservés. Le rejet massif de nitrates par les élevages de porcs menace les milieux aquatiques.
D’autres manières de faire sont pourtant possible. La Nouvelle-Zélande, par exemple, a adopté depuis les années 80, un mode de production industriel plus respectueux du milieu. Pour les exploitations artisanales des pays du Sud, le sylvopastoralisme permet de concilier conservation des forêts et troupeaux.
Surveiller son assiette
Comment réduire l’impact de sa consommation en steacks sans tomber dans l’excès ? Conseils au jour le jour.
Les nutritionnistes sont unanimes. Le régime alimentaire de nos pays développés est trop gras et trop salé. Réduire sa consommation en viande en se ménageant des « jours végétariens » dans la semaine, contribue à la limitation des risques cardio-vasculaires. Manger plus de végétaux, c’est aussi économiser de l’argent, alors pourquoi s’en priver ?
Tous les viandes ne se valent pas écologiquement. Les viandes rouges sont beaucoup plus consommatrices d’énergie et d’aliments que la volaille. Le veau arrive en tête du classement, car il faut à la fois nourrir la mère et le petit ! Quoi qu’il en soit, produire de la viande nécessite plus d’énergie que produire des légumes ou des céréales.
Le mode de production entre lui aussi en ligne de compte. Un tartare venu d’Argentine émet plus de Co2 que celui provenant du Limousin. Les produits labellisés utilisant des pâturages plutôt que des tourteaux de soja OGM importés sont la garantie d’une meilleure qualité sanitaire et environnementale.

















de jolies conclusions qui se cachent derrière quelques sigles connues INRA / FAO pour nous dire qu’il ne faut plus manger de viande et que l’élevage pollue.
Ce qui pollue c’est de répéter bétement ce que l’on a entendu… Demander aux chargées de mission agriculture des Parcs naturels régionaux si l’élevage nuit ou améliore la biodiversité? demandez au hydrologue des Contrats de rivière à coté de chez vous si c’est l’agriculture qui pollue le plus les rivières ou les rejets domestiques avec des stations d’épuration défectueuses ?
Oui ca consomme plus d’énergie de produire un kilo de proteine animale que végétale, mais apprenez que l’agriculture de montagne est le berceau de l’élévage en france ou les vaches mangent encore de l’herbe car il n’y a que ça et l’herbe et les paturages sont le premier capteur de CO2 ( Cycle de la photosynthèse).
En tenant des propos mondialisant sur l’agriculture des pays du Sud vous effleurez les problèmatiques et toutes les réalités et la diversité des élevages. Par contre vous signez l’arrêt de mort des paysans de montagne, du massif central, des Pyrénées, des Alpes françaises et européenne.
Bouffez vos céréales produites en ukraine, conditionnées en Allemagne et vendues en France dans vos rayons « bien être et santé » ou bio.
Un conseil pourtant venez toucher à la réalité de l’élevage, comprendre, écouter, voir les bons et les mauvais, caresser des bêtes que leurs éleveurs aiment mais dont ils connaissent la destination. rapprochez vous du local de l’origine du produit plutôt que de nous endormir avec un discours mondialiste que vous ne maitrisez pas.
Cher Samuel,
il ne s’agit pas de condamner l’élevage et les éleveurs en bloc mais de dresser un panorama des conséquences environnementales de l’industrie de la viande dans le monde. Malgré les pratiques respectueuses de certains, on ne peut rayer d’un trait de plume les dégâts occasionnés et l’augmentation de la consommation de la viande qui fait peser une pression accrue sur les écosystèmes. Que cela soit le constat de la FAO ou d’un autre organisme ne change rien à l’affaire…
Comme vous le dites justement, manger des céréales n’est pas écologique en soi. Il faut sélectionner des produits de proximité si possible biologiques, la viande y compris.
Bien cordialement.