Costa-Rica, le bon élève du développement durable

Le combat de la brique contre la bouteille

S’il faut réduire au maximum le suremballage, certains contenants sont néanmoins nécessaires. De la brique alimentaire ou de la bouteille (plastique et verre), quel est l’emballage le plus respectueux des ressources et du climat ? L’étude comparative menée par Bio Intelligence Service pour Tetra Pak – 65 % des briques alimentaires françaises – semble bien donner raison au carton…

tetrapakLa brique  cartonne contre le changement climatique

Composée à plus des trois-quarts de carton – le reste est constitué de polyéthylène (plastique) et d’aluminium difficilement recyclables -, la brique alimentaire est majoritairement issue d’un matériau renouvelable à la différence des bouteilles plastique élaborées avec 100 % de pétrole. Tetra Pak garantit une pâte à papier produite avec du bois scandinave géré durablement. Autre facteur d’économie d’énergie, la forme rectangulaire plutôt que cylindrique des bouteilles qui permet de transporter plus de liquide dans le même camion. Résultat, une brique alimentaire de 1 l émet ainsi en moyenne 72 % de moins de CO₂ (*) que sa concurrente en plastique (chiffres Bio Intelligence Service).

Recyclage partiel

En France, les briques alimentaires sont deux fois moins recyclées que les bouteilles en verre mais autant que les bouteilles plastique. A la différence du Brésil et de la Chine, où les briques sont aussi réutilisées sans séparation des matériaux pour former des panneaux d’aggloméré, le Tectan, la France et plus généralement l’Europe ont misé essentiellement sur la seule réutilisation du carton. La demande des papetiers en fibres vierges recyclables ne cesse de croître. Arjowiggins, leader du papier recyclé est sur les rangs. Quels que soient les restes contenus : jus de fruits, lait, soupe, la brique alimentaire est recyclable. L’immersion dans un bassin permet de séparer t le carton des autres composants. Reste le retraitement du mélange polyéthylène-aluminium, coûteux en énergie.  Des recherches visent d’ailleurs à remplacer le polyéthylène par des biopolymères mais aussi pour éliminer l’aluminium.

Le plastique gagne du terrain

Malgré ces avantages environnementaux certains, les briques alimentaires perdent du terrain face aux bouteilles plastique. Selon Patrick Denoray, directeur Environnement de Tetra Pak France, la part de marché aurait diminué de 30 % depuis 20 ans. La différence entre la contribution payée par les emballages plastique et ceux en carton dans le cadre de la contribution obligatoire des industriels de l’emballage (Point vert) ne serait pas assez incitative, d’après son analyse.
Reste aux consommateurs à faire le bon choix  et ce n’est pas simple.

Etude de Bio Intelligence Service disponible sur le : http://www.tetrapak.com/fr/SiteCollectionDocuments/Analyse_du_Cycle_de_Vie_ACV/ACV_Synthese_20090528.pdf

(*)  la Tetra Brik génère 87 g de CO2 lors de son cycle de vie, contre 129 g pour la bouteille plastique et 345 g pour la bouteille en verre.

Un commentaire

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  1. c’est quand meme pas super indépendant comme étude…

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