La maison basse consommation : économiser l’énergie et la produire soi-même
Rendre son chez-soi plus économe en énergie et, notamment, en chaleur est le premier pas pour habiter de manière plus écologique. Les Bâtiments Basse Consommation (BBC) – un label qui existe depuis 2007 – consomment 50 kWh/m² pour se chauffer et se laver alors que les bâtiments respectant la réglementation thermique (RT 2005) consomment de 91 à 150 kWh/m2. Des techniques relativement simples lui permettent d’économiser tout en gardant le même niveau de confort.
Utiliser les éléments naturels
Une maison ou un bâtiment basse consommation utilise au maximum ce que nous offre gratuitement le soleil : la lumière et la chaleur. Pour utiliser au mieux cette énergie inépuisable, il faut orienter prioritairement les ouvertures au Sud et à l’Est. Une manière d’augmenter l’éclairage et la chaleur sans dépenser un centime. Pour ne pas perdre en chaleur ce que l’on a gagné en lumière, le triple vitrage s’impose. En intégrant des gaz rares entre les différentes vitres, on limite le renvoi des rayons infrarouges donc les déperditions d’énergie. Placer une véranda devant un double vitrage permet aussi d’obtenir de bons résultats.
Autre particularité et non des moindres de la maison basse consommation, les isolants sont le plus souvent disposés à l’extérieur, en façade. Un dispositif qui permet de supprimer les ponts thermiques, c’est-à-dire les interstices entre dalles et murs, cloisons, fenêtres et façades à l’origine des plus grandes pertes de chaleur. Une méthode qui facilite aussi la rénovation des bâtiments anciens sauf s’ils sont en pierre de taille. On peut également concevoir une isolation plus classique dans les murs. Des matériaux naturels ou issus du recyclage comme la laine, le chanvre, des panneaux de bois, l’ouate de cellulose issue de vieux papiers ou le métisse composé de textiles usagés font l’affaire. Reste tout de même à vérifier systématiquement leurs performances. Les toitures végétalisées sont également être une solution efficace. Une manière de concilier ressources naturelles et efficacité énergétique.
Bien ventiler et intégrer les énergies renouvelables au bâti
Corollaire d’une bonne isolation, les maisons basse consommation sont étanches et il existe donc un risque de mauvaise qualité de l’air intérieur. Veiller au bon renouvellement de l’air avec un ventilateur est nécessaire pour évacuer humidité, monoxyde et dioxyde de carbone. Comment concilier ce nécessaire appel d’air avec le maintien des calories ? La ventilation mécanique contrôlée – VMC – à double flux est un élément central bien que souvent méconnu de la demeure à faible appétit énergétique. Il permet de réchauffer l’air froid entrant avec l’air chaud qui sort. Le dispositif, alimenté électriquement, dépense cependant de l’énergie et peut tomber en panne. Tout va mieux quand un panneau photovoltaïque en assure l’alimentation. Consommer peu – 50 kWh/m² dans les bâtiments neufs – ne suffit pas, encore faut-il s’alimenter avec des énergies renouvelables…
Les maisons passives – Passivhaus allemandes et label suisse Minergie – vont au-delà de la basse consommation. Une grande partie de leurs dépenses énergétiques de chauffage et d’eau chaude – inférieur à 15 kWh/m² – est couverte par l’émission de chaleur des appareils électroménagers et des habitants. Sans aller jusque-là, les pompes à chaleur, panneaux solaires et puits canadiens assurent une bonne fiabilité et indépendance énergétique.
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