Guide Greenpeace pour une high-tech responsable
Depuis 2006, l’ONG environnementaliste Greenpeace publie un classement des fabricants d’appareils électroniques et informatiques basé sur les données publiées sur les sites des intéressés. Déjà à sa treizième édition, une nouvelle mouture est en préparation pour janvier 2010. Etat des lieux d’un secteur souvent considéré comme à la pointe des innovations technologiques mais pas toujours très respectueux de l’environnement.
Au départ basé uniquement sur des critères de toxicité – emploi de retardateurs de flamme bromés* notamment – et la gestion des déchets dangereux en général, le classement Greenpeace intègre dorénavant aussi les consommations d’énergie nécessaire à la production de nos joujoux high-tech. Une évolution qui suit celle des entreprises, de moins en moins nombreuses à utiliser des substances organo-chlorées, mais pas toujours prêtes à se mobiliser contre le réchauffement climatique et pour l’emploi de matériaux recyclés.
Comme le note, Martin Bésieux, de la campagne Toxiques de Greenpeace International, une grande majorité des entreprises notées s’améliore au fur-et-à-mesure des versions du guide. Un signe encourageant pour l’action de lobbying menée par l’association. Les plus performants comme Nokia, Samsung et Sony Ericsson restent les mieux placés avec un haut niveau d’exigences, mais parallèlement des entreprises auparavant décriées comme Apple ou Sony s’engagent fortement pour réduire leurs gaz à effet de serre ou les toxiques employés. Une politique « développement durable » qui peut cependant parfois en rester à la simple communication. HP et LG ont ainsi promis d’éliminer les composés organos-chlorés de leurs produits pour 2009 sans que la déclaration soit suivie d’effets. Greenpeace les a donc tous les deux rétrogradés.
En fonction des bilans de cette enquête, Greenpeace vous propose de passer à côté des marques les plus mal notées et de leur écrire pour expliquer votre choix. A méditer en cette période de fièvre acheteuse…
Les critères et les bilans détaillés (en anglais) : http://www.greenpeace.org/international/campaigns/toxics/electronics
* Les retardateurs de flamme bromés (RFB) forment un groupe varié de composés organiques bromés utilisés pour prévenir la combustion et/ou retarder la propagation du feu dans divers plastiques, textiles ou autres matériaux.
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