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	<title>Toogezer &#187; Biographie des personnalités écologistes</title>
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	<description>la Terre &#38; les Hommes, un Journal &#38; un Site</description>
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		<title>Biographie de José BOVE</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Sep 2009 09:33:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographie des personnalités écologistes]]></category>

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		<description><![CDATA[José Bové, de son vrai nom Joseph Bové, né le 11 juin 1953 à Talence (Gironde), est l&#8217;une des figures du mouvement altermondialiste. Syndicaliste agricole de la Confédération paysanne et de Via Campesina, il est connu pour ses prises de position contre les OGM et ses actions d&#8217;arrachage illégal de plantations OGM, qualifiées de désobéissance civile par ses défenseurs. Il a été candidat à l&#8217;élection présidentielle française de 2007 où il a recueilli 1,32 % des voix. Tête [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>José Bové</strong>, de son vrai nom <strong>Joseph Bové</strong>, né le 11 juin 1953 à Talence (Gironde), est l&#8217;une des figures du mouvement altermondialiste. Syndicaliste agricole de la Confédération paysanne et de Via Campesina, il est connu pour ses prises de position contre les OGM et ses actions d&#8217;arrachage illégal de plantations OGM, qualifiées de désobéissance civile par ses défenseurs.</p>
<p>Il a été candidat à l&#8217;élection présidentielle française de 2007 où il a recueilli 1,32 % des voix. Tête de listeEurope Écologie pour la circonscription Sud-Ouest en France lors des élections européennes de 2009, il est élu député européen le 7 juin 2009.</p>
<p><span style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: medium;"><span style="line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;"><strong><br />
</strong></span></span></p>
<h3><span id="Origine" class="mw-headline">Origine</span></h3>
<p>Il est né à Talence (Gironde, France) le 11 juin 1953.</p>
<p>Son père Joseph-Marie, d&#8217;origine luxembourgeoise, est spécialiste des maladies des plantes. Il se voit attribuer la nationalité française en devenant directeur régional de l&#8217;Institut national de la recherche agronomique (INRA) et devient membre de l&#8217;Académie des sciences. José Bové a déclaré que son père n&#8217;avait « jamais travaillé sur les OGM<sup>1</sup> ». Colette, sa mère, née Dumeau, est professeur de sciences naturelles, l&#8217;un de ses frères est ingénieur, l&#8217;autre informaticien. Il parle anglaiscouramment, ayant suivi, à l&#8217;âge de trois ans, ses parents invités en tant que chercheurs à l&#8217;Université de Berkeley. La famille y reste de 1956 à 1959. Par ailleurs, elle passait ses vacances dans une résidence secondaire à Lacanau (hameau de Longarisse).</p>
<p>Inscrit dans un lycée privé d&#8217;Athis-Mons tenu par des Jésuites, il en est exclu étant réfractaire à l&#8217;enseignement de la religion en 1968 : il avait, <span class="need_ref" title="Ce passage nécessite une référence (demandé le mai 2009).">dit-on, « fait l&#8217;apologiede la drogue dans une dissertation de français »</span><sup>[réf. nécessaire]</sup>. Demeuré seul à Paris (ses parents étant mutés à Bordeaux), il fréquente les galas libertaires. Il obtient son baccalauréat, section économie, avec mention. Il envisage l&#8217;enseignement de la philosophie et s&#8217;inscrit en classe préparatoire aux grandes écoles et à la faculté de Bordeaux où en 1971, il rencontre Alice Monier qu&#8217;il épousera en 1989; ils se sépareront en 2000. Pendant son séjour seul à Paris, début 1970, il estpacifiste et antimilitariste et proche des mouvements chrétiens ouvriers. Il milite également dans des mouvements hostiles à la guerre du Viêt Nam. Refusant de faire son service national, il est considéré comme déserteur en 1972. Il effectue un « voyage initiatique » en Inde en 1973. Il a été marqué par la fréquentation de laCommunauté de l&#8217;Arche de Lanza del Vasto, celle-ci développant une philosophie de « non-violence active ».</p>
<h3><span id="L.27installation_sur_le_causse_du_Larzac_.281973-1981.29" class="mw-headline">L&#8217;installation sur le causse du Larzac (1973-1981)</span></h3>
<p>Réfractaire au service militaire et refusant le statut d&#8217;objecteur de conscience, José Bové, recherché par l&#8217;armée, trouve refuge dans une exploitation agricole desPyrénées. En 1973, il participe au rassemblement national contre l&#8217;extension du camp militaire sur le causse du Larzac, où il rencontre Bernard Lambert. À l&#8217;été1974, 50 000 personnes participent à l&#8217;opération <em>Moisson pour le Tiers monde</em> sur le causse. Il se trouve parmi les quelques militants qui évitent à François Mitterrand, candidat battu quelques semaines auparavant, d&#8217;être lynché par des groupuscules maoïstes<sup>2</sup>.</p>
<p>Avec sa femme Alice Monier, et sa première fille Marie, il s&#8217;y installe en 1976 et élève des brebis mais ne lâche en rien son côté contestataire. Son opposition au militarisme le conduit tout naturellement à participer à la lutte contre l&#8217;extension du camp militaire du Larzac, qui fédère paysans et ouvriers au cours des années 1970. Il fait partie des vingt-deux personnes qui investissent en 1976 le camp militaire et s&#8217;emparent de documents attestant la vente de terrains par divers paysans. Il fait trois semaines de prison préventive, et est condamné à quatre mois avec sursis et privation de ses droits civiques pour activités antimilitaristes. Il décide avec sa femme de squatter une ferme à l&#8217;abandon depuis 1920, <em>Le hameau de Montredon</em>, et de mettre en valeur les terres convoitées par l&#8217;armée. En 1976, il s&#8217;installe sur cette ferme. En 1977, il est au volant de l&#8217;un des 90 tracteurs qui pénètrent sur le champ de tir avec, sur le garde-boue, un soldat contestataire en cagoule, délégué par les comités de soldats.</p>
<p>En 1981, c&#8217;est la victoire du mouvement du Larzac, François Mitterrand annonçant l&#8217;annulation du projet d&#8217;extension du camp militaire. Les terrains acquis par l&#8217;Etat pour l&#8217;extension du camp sont ensuite confiés par bail emphytéotique à la Société Civile des Terres du Larzac, dont José Bové est l&#8217;un des gérants.</p>
<h3><span id="Le_syndicalisme_agricole_.281981-1993.29" class="mw-headline">Le syndicalisme agricole (1981-1993)</span></h3>
<p>En 1978, Alice Monier et José Bové fondent un Centre cantonal des Jeunes agriculteurs, (CCJA), dont Alice devient vice-présidente. Dès septembre 1981, il fonde le Syndicat des Paysans-Travailleurs de l&#8217;Aveyron, où se retrouvent les membres du CCJA. Se revendiquant des situationnistes, et notamment de son ami René Riesel, il prône — déjà ! — une « autre agriculture ».</p>
<p>En 1987, il participe à la création de la Confédération paysanne, dont il devient l&#8217;un des cinq secrétaires nationaux. Composé de l&#8217;aile gauche du syndicat majoritaire (FNSEA) et de petits syndicats de gauche, ce nouveau syndicat agricole veut changer l&#8217;agriculture et s&#8217;opposer à l&#8217;industrie (l&#8217;industrie agro-alimentaire moderne et aux industriels fournisseurs des agriculteurs), au nom du respect des personnes (consommateurs et paysans) et de l&#8217;environnement.</p>
<p>Outre de multiples manifestations et actions, notamment contre le GATT et la PAC, il développe en local un syndicalisme actif auprès des petits producteurs qui fournissent le lait de brebis indispensable aux caves de Roquefort. Co-gérant de la Société civile des terres du Larzac, il fonde et dirige le Comité Roquefort, devenu en 1987, le Syndicat des producteurs de lait de brebis, affilié à la Confédération Roquefort. Il lui faudra batailler ferme (avec occupations et divers coups d&#8217;éclat) et longuement pour se faire admettre dans l&#8217;interprofession, en mai 1993.</p>
<h3><span id="Engagement_.281995-1999.29" class="mw-headline">Engagement (1995-1999)</span></h3>
<div class="thumb tright">
<div class="thumbinner" style="text-align: center;"><img class="thumbimage" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1b/JoseBoveAtParis2005.jpg/180px-JoseBoveAtParis2005.jpg" alt="" width="180" height="176" /></p>
<div class="thumbcaption">
<p style="text-align: center;">José Bové (Paris, Mai 2005)</p>
</div>
</div>
</div>
<p>L&#8217;engagement de José Bové ne se limite pas au syndicalisme agricole. En 1995, il participe dans l&#8217;océan Pacifique à l&#8217;opération menée par Greenpeace contre la reprise des essais nucléaires décidée par le président Chirac, fraîchement élu. Il intervient également pour soutenir les mouvements des Tahitiens et des Kanaks<sup>3</sup>.</p>
<p>Engagé dans l&#8217;altermondialisme, il fait également partie des membres fondateurs de l&#8217;association ATTAC en 1998.</p>
<h3><span id="L.27affaire_du_McDonald.27s_de_Millau_.281999.29" class="mw-headline">L&#8217;affaire du McDonald&#8217;s de Millau (1999)</span></h3>
<p>Un fait particulièrement médiatisé est l&#8217;action menée par José Bové et plusieurs paysans militants le 12 août 1999 sur le chantier d&#8217;assemblage d&#8217;une sandwicherie McDonald&#8217;s à Millau. Qualifiée de « démontage », cette action a été sanctionnée au cours d&#8217;un procès dont le verdict a condamné José Bové à une peine de trois mois de prison ferme.</p>
<p>Il s&#8217;agissait, pour la Confédération Paysanne de protester contre la décision de l&#8217;Organisation mondiale du commerce d&#8217;autoriser les sanctions américaines (sous forme de taxation punitive de certaines importations d&#8217;origine européenne, dont le fromage au lait cru_Roquefort), en raison du refus de l&#8217;Union européenne d&#8217;importer des États-Unis de la viande de vache élevée aux hormones de croissance. McDonald&#8217;s, entreprise d&#8217;origine américaine, représentait à leurs yeux la cible symbolique idéale, tout à la fois de la « malbouffe » et du « capitalisme apatride ». L&#8217;action, collective, réalisée à visage découvert, avait été annoncée à la police par les organisateurs.</p>
<p>René Riesel, autre membre de la Confédération paysanne et auteur avec Bové de sabotages de cultures OGM, avance que cette action intervient à un moment critique de la lutte contre les OGM, quand celle-ci finissait par prendre de l&#8217;ampleur et osait s&#8217;attaquer à la recherche publique. Selon Riesel, la médiatisation de la « malbouffe » a permis de masquer la « guerre contre le vivant » que mène la société industrielle, et a permis à un courant de contestation légaliste qu&#8217;il qualifie de « citoyenniste » d&#8217;occuper seul la scène médiatique, avec Bové à sa tête. Alors que le précédent mouvement dénonçait toute forme de manipulation génétique comme moyen de domination du couple recherche/industrie sur le vivant et les populations, le mouvement « citoyenniste » milite seulement pour que l&#8217;État régule cette domination en protégeant le consommateur, ce que Riesel perçoit comme une dérive qui limite considérablement la portée contestatrice, et potentiellement émancipatrice, de la lutte contre les OGM<sup>4</sup><sup>,</sup><sup>5</sup>.</p>
<h3><span id="Participations_au_mouvement_altermondialiste" class="mw-headline">Participations au mouvement altermondialiste</span></h3>
<div class="thumb tright">
<div class="thumbinner" style="text-align: center;"><img class="thumbimage" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1c/Evomorales.jpg/180px-Evomorales.jpg" alt="" width="180" height="151" /></p>
<div class="thumbcaption">
<p style="text-align: center;">Avec Evo Morales en 2002.</p>
</div>
</div>
</div>
<p>Il participe en 1999 aux manifestations de Seattle contre le sommet de l&#8217;OMC. En janvier 2001, en marge du Forum social mondial, il mène une action anti-OGM au Brésil contre une unité de la société Monsanto, qu&#8217;il accuse de produire illégalement des semences de soja transgénique. La même année, il est à Gênes aux côtés des militants altermondialistes pour manifester au sommet du G8, marqué par des violences et la mort du jeune Italien Carlo Giuliani.</p>
<p>En mars 2002, il participe à une délégation de Via Campesina avec Paul Nicholson (paysan basque) et João Pedro Stedile (responsable du Mouvement des sans-terre brésilien), invitée par les paysans palestiniens pour commémorer le <em>Jour de la Terre</em>. Cette visite s&#8217;inscrit dans le cadre plus large de la <em>Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien</em>(CCIPPP). L&#8217;offensive lancée par l&#8217;armée israélienne le lendemain de leur arrivée dans les Territoires occupés bouleverse le programme originel. L&#8217;ensemble de la mission décide alors de rejoindre la ville assiégée de Ramallah puis de se rendre au Palais présidentiel dont ils craignent l&#8217;attaque, José Bové y rencontre d&#8217;ailleurs Yasser Arafat. Alors qu&#8217;il sort à la tête d&#8217;une délégation en agitant un drapeau blanc, José Bové est arrêté par l&#8217;armée israélienne et expulsé après deux jours d&#8217;emprisonnement. Il est violemment pris à parti à son arrivée à Orly par des membres du Betar.</p>
<p>Peu après, il livre à la presse des commentaires ressentis par certains comme ambigus au sujet des diverses attaques parfois violentes (cocktails Molotov ; voiture-bélier à Lyon-La Duchère) qui ont eu lieu en France contre des synagogues depuis le début de cette année-là, et déclare : « vous savez, il n&#8217;y a pas de fumée sans feu. Il faut se demander à qui profite le crime. Je dénonce tous les actes visant les lieux de culte. Mais je crois que le gouvernement israélien et ses services secrets ont intérêt à créer une certaine psychose, à faire croire qu&#8217;un climat antisémite s&#8217;est installé en France pour mieux détourner les regards. » (cité par Libération, 3 avril 2002), ce dont il s&#8217;excusera<sup>6</sup> plus tard à de nombreuses reprises, reconnaissant une erreur<sup>7</sup>. Bové affirme par ailleurs qu&#8217;Israël serait « une sentinelle avancée du libéralisme sauvage », ce qui lui vaut l&#8217;hostilité des défenseurs de ce pays.</p>
<p>Dans son action syndicale ou politique, José Bové, assisté d&#8217;autres militants, a parfois recours à des méthodes illégales, qualifiées de désobéissance civile par ses défenseurs, et inspirées de la réflexion politique de Henry David Thoreau. Il y a, par exemple, procédé à une action sur une sandwicherie de la chaîne McDonald&#8217;s deMillau, qu&#8217;il qualifie de « démontage », ou encore l&#8217;arrachage ou fauchage de champs d&#8217;essai d&#8217;OGM ou de plants de riz transgénique dans un laboratoire du CIRADavec l&#8217;aide de militants indiens qui pratiquent régulièrement ce genre d&#8217;action dans leur pays.</p>
<p>La FNSEA critique son combat contre les OGM et la Malbouffe au nom de la santé. Elle pense que c&#8217;est son engagement pour des causes non agricoles qui ont valu à la Confédération paysanne de perdre 7 points (de plus de 26 % à plus de 19 %) lors des dernières élections aux Chambres d&#8217;agriculture, restant toutefois le second syndicat paysan.</p>
<h3><span id="Poursuite_du_militantisme_hors_de_la_conf.C3.A9d.C3.A9ration_.282003-....29" class="mw-headline">Poursuite du militantisme hors de la confédération (2003-&#8230;)</span></h3>
<p>À ce titre, José Bové est condamné à de nombreuses reprises (voir liste ci-dessous). On retient surtout sa condamnation à dix mois ferme en 2003, après un appel et un pourvoi en cassation. La Confédération paysanne dénonce alors</p>
<blockquote><p>« la dureté sans précédent de cette condamnation, aucun responsable syndical de niveau national n&#8217;ayant été incarcéré depuis le régime fasciste de Vichy », condamnation qui « montre la dégradation des libertés syndicales en France ».</p></blockquote>
<p>Peu après son incarcération en juin 2003, son avocat demande pour José Bové le statut de prisonnier politique. Cette demande fait suite à une arrestation assez musclée à l&#8217;origine de multiples protestations.</p>
<h3><span id="Rassemblement_du_Larzac_et_retrait_de_la_conf.C3.A9d.C3.A9ration" class="mw-headline">Rassemblement du Larzac et retrait de la confédération</span></h3>
<p>José Bové, refusant de devenir « porte-parole » à vie de la Confédération paysanne, annonce son retrait à la fin du grand rassemblement du Larzac, évènement altermondialiste réunissant plusieurs centaines de milliers de personnes en août 2003, rendu effectif lors du congrès des 7 et 8 avril 2004. Il est remplacé dans cette fonction par Brigitte Allain, paysanne en Dordogne et Jean-Émile Sanchez, un de ses compagnons de lutte, également éleveur de brebis sur le causse du Larzac. Son exposition médiatique, lorsqu&#8217;il était porte-parole de la Confédération paysanne, provoquait un certain agacement.</p>
<h3><span id="Porte-parole_de_l.27organisation_paysanne_internationale_Via_Campesina" class="mw-headline">Porte-parole de l&#8217;organisation paysanne internationale Via Campesina</span></h3>
<p>José Bové poursuit néanmoins son activité syndicale internationale. Lors de la quatrième conférence internationale de Via Campesina, se tenant au Brésil enjuin 2004, il devient porte parole de Via Campesina et se voit confier le soin d’animer la campagne internationale visant à faire reconnaître la souveraineté alimentairecomme un nouveau droit de l’Homme. Il représente Via Campesina à la conférence de la CNUCED de Sao Paulo où il présente cette proposition à Kofi Annan,Secrétaire général des Nations unies.</p>
<p>En juin 2004, il se rend en Bolivie où il participe à une mission de solidarité à Franscisco Cortes, militant colombien alors emprisonné dans ce pays depuis plus d’un an. Il est reçu par Evo Morales, député bolivien, responsable des syndicats de cocaleros et président du Movimiento Al Socialismo, première force politique du pays et par Carlos Mesa, président de la République.</p>
<p>Au cours de l&#8217;été 2004, José Bové et d’autres membres du réseau des « faucheurs volontaires » relancent la campagne de destruction d’essais d&#8217;OGM en plein champ.</p>
<p>Au mois de septembre 2004, José Bové se rend en Corée du Sud à l’invitation du Korean Peasants League, syndicat agricole coréen affilié à Via Campesina, pour participer aux manifestations en mémoire du syndicaliste paysan coréen Lee Kyung-hae qui s’est suicidé le 10 septembre 2003 à Cancún pour protester contre l’OMC.</p>
<h3><span id="R.C3.A9f.C3.A9rendum_sur_le_TCE" class="mw-headline">Référendum sur le TCE</span> <span class="editsection">[modifier]</span></h3>
<p>Fin 2004 et début 2005, il se bat pour le non au référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l&#8217;Europe du 29 mai 2005, jugeant celui-ci « ultra-libéral » et « antisocial »<sup>[réf. souhaitée]</sup>. Le non l&#8217;emporte largement en France, bien que les partis majoritaires aient prôné le oui.</p>
<p>En juillet 2005, José Bové participe au dernier jour de la marche pour la décroissance, en marge du Grand Prix de France de Formule 1, symbole de ce à quoi cette dernière s&#8217;opposait.</p>
<h3><span id="Candidature_.C3.A0_l.27.C3.A9lection_pr.C3.A9sidentielle_2007" class="mw-headline">Candidature à l&#8217;élection présidentielle 2007</span></h3>
<div class="thumb tright">
<div class="thumbinner" style="text-align: center;"><img class="thumbimage" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a3/Jose_Bove_p1200239.jpg/180px-Jose_Bove_p1200239.jpg" alt="" width="180" height="149" /></p>
<div class="thumbcaption">
<p style="text-align: center;">José Bové lors d&#8217;un meeting àParis en 2007.</p>
</div>
</div>
</div>
<p>En octobre 2005, pour faire avancer les revendications portées par le <span class="citation">« Non de gauche »</span> à la Constitution européenne, José Bové déclare que selon lui, des alliances entre mouvements seront nécessaires et n&#8217;exclut pas, si la tâche lui est confiée, de se porter candidat à l&#8217;élection présidentielle de 2007 dans le cadre d&#8217;une unité des forces anti-libérales.</p>
<p>Le 13 juin 2006, il se déclare candidat à la présidentielle dans un entretien au journal Libération<sup>8</sup>, s&#8217;estimant le plus apte à rassembler la gauche de la gauche. Il s&#8217;est aussi investi dans les Collectifs du 29 mai, et maintenant dans le collectif national d’initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes, en débattant et en participant à une dynamique collective pour la présidentielle de 2007, pour les législatives, les municipales, les cantonales, et pour toutes les mobilisations liées à cela.</p>
<p>Le 23 novembre 2006, José Bové annonce son retrait « provisoire » de l&#8217;investiture des collectifs anti-libéraux, estimant que le PCF tentait d&#8217;imposer la candidature de Marie-George Buffet. Suite à l&#8217;impossibilité d&#8217;obtenir un accord sur une candidature commune et à la candidature de Marie-George Buffet, des militants lancent une pétition qui recueille rapidement 35 000 signatures appelant José Bové à représenter les collectifs à l&#8217;élection présidentielle. Le 21 janvier 2007 à Montreuil, Bové se déclare prêt à être candidat, et a annoncé officiellement sa candidature le jeudi 1<sup>er</sup> février 2007 à la Bourse du travail de Saint Denis pour « redonner l&#8217;espoir d&#8217;une alternative à gauche » et être « le porte-voix des sans-voix »<sup>9</sup><sup>,</sup><sup>10</sup>. La réunion de Montreuil a approuvé sa candidature comme « candidature trait d&#8217;union ». Il a alors indiqué disposer d&#8217;entre 150 et 200 promesses de parrainage et sa cote d&#8217;intention de vote est comprise entre 1 % et 3 %.</p>
<p>Le collectif national unitaire a réagi à la candidature de José Bové en indiquant qu&#8217;aucune candidature ne pouvait se réclamer des collectifs unitaires et que la réunion de Montreuil ne représentait pas les collectifs mais uniquement les membres présents<sup>11</sup>.</p>
<p>Suite à l&#8217;échec de sa nomination comme candidat unique de la gauche antilibérale, il choisit une vingtaine de porte-parole <span class="need_ref" title="Ce passage nécessite une référence.">dont des membres du PCF et des Verts en désaccord avec les directions de leur parti</span><sup>[réf. nécessaire]</sup>. L&#8217;objectif est de bien se positionner dans le débat sur l&#8217;unité de la gauche anti-libérale. <span class="need_ref" title="Ce passage nécessite une référence.">Des associations de quartiers populaires l&#8217;ont rejoint et il a reçu le soutien d&#8217;un groupe de vétérans révolutionnaires autour de Jean-René Chauvin</span><sup>[réf. nécessaire]</sup>.</p>
<p>Sa campagne électorale doit faire face à une médiatisation souvent difficile à obtenir sur les sujets agricoles et alimentaires. L&#8217;absence d&#8217;un parti en soutien est une faiblesse même si <span class="need_ref" title="Ce passage nécessite une référence.">le fait qu&#8217;il soit « libre » peut attirer une fraction de la gauche anti-libérale anti-partis</span><sup>[réf. nécessaire]</sup>.</p>
<p><span class="need_ref" title="Ce passage nécessite une référence.">Il est également victime d&#8217;un canular disant que Thierry Henry aurait signé la pétition, il a été ajouté sur son site trop rapidement en partie VIP, le joueur a démenti et s&#8217;est mis en colère. De nombreux journaux ont critiqué cette bourde de l&#8217;équipe de Bové</span><sup>[réf. nécessaire]</sup>.</p>
<p>José Bové a réalisé au premier tour de l&#8217;élection présidentielle française de 2007, sous l&#8217;étiquette « Osez Bové », un score de 483 008 voix<sup>12</sup> soit 1,32 % des suffrages exprimés. Ce score est très bas. Non seulement il n&#8217;y a pas eu de dynamique Bové durant la campagne électorale mais au contraire, les intentions de votes ont été divisées par deux entre la déclaration de sa candidature et le jour des élections. Il est 10<sup>e</sup> sur 12 candidats, devant les peu médiatisés Frédéric Nihouset Gérard Schivardi, derrière tous les candidats connus à la gauche du PS (Olivier Besancenot, Marie-George Buffet, Dominique Voynet et Arlette Laguiller). Si l&#8217;on se rappelle que José Bové avait demandé l&#8217;investiture comme candidat unique de la gauche antilibérale, <span class="need_ref" title="Ce passage nécessite une référence.">on peut considérer que cette élection est pour lui un échec personnel</span><sup>[réf. nécessaire]</sup>.</p>
<p>Son attitude durant le second tour a été très critiquée par la LCR qui lui a reproché « d&#8217;aller à la soupe ». Le vendredi 27 avril, la candidate Ségolène Royal confiait à José Bové une mission d&#8217;étude sur la question de « la mondialisation et la souveraineté alimentaire ». Le lundi 30 avril, José Bové appelait à voter pour Ségolène Royal<sup>13</sup>.</p>
<p>Les déclarations de José Bové quant à sa participation à un gouvernement socialiste ont été contradictoires. Face aux militants de l&#8217;extrême gauche anti-socialiste, il n&#8217;en a jamais été question. Le 20 avril, seulement deux jours avant le premier tour, alors que les sondages indiquaient déjà son score très bas impossible à remonter, il a déclaré au Nouvel Observateur qu&#8217;il excluait de devenir ministre ce qui semblait à ce moment là totalement improbable. <span class="need_ref" title="Ce passage nécessite une référence.">Après avoir appelé à voter Ségolène Royal et faisant référence à la réalisation des actions du gouvernement français qui prolongeraient sa mission en cas de victoire socialiste, il a indiqué « être prêt à assumer mes responsabilités pour y participer »</span><sup>[réf. nécessaire]</sup>. C&#8217;est l&#8217;expression consacrée pour demander un poste politique.</p>
<h3><span id="La_crise_financi.C3.A8re_de_2008" class="mw-headline">La crise financière de 2008</span></h3>
<p>Réagissant à la crise financière, José Bové appelle à la création d&#8217;un tribunal pénal de commerce à l&#8217;image du tribunal pénal international, pour juger les spéculateurs et <span class="citation">« criminels financiers »</span><sup>14</sup>.</p>
<h3><span id="Candidature_aux_.C3.A9lections_europ.C3.A9ennes_de_2009" class="mw-headline">Candidature aux élections européennes de 2009</span></h3>
<p>En 2009, José Bové a été choisi comme tête de liste de la circonscription Sud-Ouest de la France dans le cadre du rassemblement Europe Écologie, qui regroupe des militants appartenant aux principaux partis et associations écologistes. A la faveur d&#8217;un large succès des listes écologiques, menées par Daniel Cohn-Bendit, etEva Joly en Ile-de-France, José Bové et sa colistière sont élus député européen le 7 juin 2009.</p>
<h2><span id="Ses_causes" class="mw-headline">Ses causes</span></h2>
<p>José Bové est surtout connu de par ses actions militantes :</p>
<ul>
<li>pour une alternative à la mondialisation dite néolibérale ;</li>
<li>contre les organismes génétiquement modifiés (OGM) ;</li>
<li>contre la « malbouffe » et la domination américaine, incarnée par la restauration rapide (notamment les McDonald&#8217;s).</li>
</ul>
<p>Mais il milite aussi (d&#8217;après son programme pour la présidentielle de 2007<sup>15</sup>):</p>
<ul>
<li>Pour la reconnaissance des populations des banlieues pauvres et du monde rural, ainsi que leur accès égalitaire aux services publics.</li>
<li>Contre le racisme</li>
<li>Pour l&#8217;égalité des hommes et des femmes</li>
<li>Pour le droit au logement</li>
<li>Pour la dissolution de la BAC (qu&#8217;il juge trop violente et peu efficace).</li>
<li>Contre les <span class="citation">« rafles de sans-papiers »</span>.</li>
<li>Pour le contrôle citoyen sur la rénovation des « quartiers » afin de ne pas détruire plus d&#8217;appartements qu&#8217;il n&#8217;en est créé.</li>
<li>Pour l&#8217;accès libre et le respect des ressources naturelles vitales.</li>
<li>Pour le développement des transports collectifs non polluants</li>
<li>Pour le développement des énergies renouvelables et pour l&#8217;arrêt total du projet EPR.</li>
<li>Pour la défense d&#8217;une agriculture paysanne.</li>
<li>Pour la taxation des transactions financières</li>
<li>Contre la « direction du monde » par les pays du G8, le FMI et la Banque mondiale.</li>
<li>Pour l&#8217;annulation de la dette des pays pauvres.</li>
<li>Pour la souveraineté alimentaire</li>
</ul>
<h3><span id="Ses_sources_culturelles" class="mw-headline">Ses sources culturelles</span></h3>
<p>Il a une culture libertaire qu&#8217;il revendique pour ses actions de désobéissance civile, en citant également l&#8217;article II de la déclaration des droits de l&#8217;homme de 1789, lequel garantit le droit de résistance à l&#8217;oppression. Il cite dans ses lectures Kropotkine, Voline, Nestor Makhno, Elisée Reclus, Bakounine, Thoreau et notamment sa<em>Désobéissance civile</em> qui inspira Gandhi et Martin Luther King, Jean Giono, aime à parler de sa rencontre avec Lanza del Vasto, qui connut Gandhi personnellement et apprécie Louis Lecoin et Jacques Ellul<sup>16</sup>. Il a fréquenté Ellul de 1971 à 1973 au sein d&#8217;un groupe anarchiste non violent<sup>17</sup>.</p>
<p>Il a été candidat à l&#8217;élection présidentielle française de 2007. Sa candidature a été annoncée le 1<sup>er</sup> février 2007 à la Bourse du travail de Seine-Saint-Denis suite à l&#8217;appel de 40 000 personnes en sa faveur. Malgré la difficulté et le délai très court (45 jours), il parvient de justesse à réunir les parrainages autorisant sa candidature.</p>
<p>José Bové est membre d&#8217;un GAEC (exploitation agricole) d&#8217;élevage de brebis pour la fabrication, en transformation directe, de fromages de brebis et de yaourts, situé à Montredon (commune de La Roque-Sainte-Marguerite, dans le département de l&#8217;Aveyron) sur le plateau du Larzac, où il s&#8217;est fait construire une maison en matériaux écologiques<sup>18</sup>.</p>
<p>Il est membre fondateur, et fut porte-parole, du syndicat agricole français <em>Confédération paysanne</em>, syndicat qui souhaite, également, une « autre politique agricole » (dans un sens plus favorable à la petite paysannerie locale, moins sensible aux échanges — à commencer par le grand commerce international, et plus indépendante à l&#8217;égard des industries qui fournissent les matières premières ou qui consomment les produits de l&#8217;agriculture).</p>
<p>Il est membre fondateur d&#8217;ATTAC, membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.</p>
<p>Dans son analyse de la société et du combat à mener, José Bové s&#8217;inspire de Henry David Thoreau, Gandhi et Jacques Ellul<sup>19</sup>, qui se sont prononcés pour ladésobéissance civile, la non-violence et la critique du <em>système technicien</em>.</p>
<h2><span id="La_lutte_contre_les_OGM" class="mw-headline">La lutte contre les OGM</span></h2>
<p>Ses actions de désobéissance civile au sujet des OGM lui ont valu une forte médiatisation et notoriété, mais aussi de nombreux procès, amendes, dommages et intérêts, ainsi qu&#8217;un séjour en prison.</p>
<p>Sur le terrain comme devant la justice<sup>20</sup>, l&#8217;entreprise avec qui la Confédération paysanne entretient les rapports les plus conflictuels est Monsanto, une firmeaméricaine. En impulsant des réglementations plus strictes sur la recherche et l&#8217;industrie biotechnologique françaises et européennes, les anti-OGM porteraient préjudice à ses activités. José Bové a aussi porté cette lutte autour du monde, au nom de Via Campesina, par exemple à Bamako. Il y déclare qu&#8217;il est intolérable de pousser les agriculteurs des pays pauvres à cultiver les OGM, pour ensuite les empêcher de replanter les graines produites par ces plantes sous prétexte de protection par des brevets. Mais son combat se prolonge aussi en Inde, en Amérique latine et à Hong-Kong, où il sera gardé en centre de rétention et interdit de territoire lors de la manifestation du G8 en 2006. Cela n&#8217;empêchera pas des paysans coréens d&#8217;y manifester hardiment.</p>
<p>Il lui est reproché par ailleurs d&#8217;utiliser l&#8217;action directe pour lutter contre les OGM, en s&#8217;appuyant sur :</p>
<ul>
<li>le « principe de précaution »</li>
<li>la défense de la santé des citoyens (certains OGM modifient le métabolisme des consommateurs<sup>21</sup>)</li>
<li>l&#8217;opposition massive des citoyens à la présence d&#8217;OGM dans l&#8217;alimentation<sup>22</sup></li>
<li>les difficultés des paysans (62 % sont contre les OGM<sup>23</sup>, surdosages d&#8217;herbicides, risques avérés de contamination<sup>24</sup><sup>,</sup><sup>25</sup>)</li>
<li>les probèmes rencontrés par les apiculteurs voisins de ces cultures (OGM-insecticides<sup>26</sup><sup>,</sup><sup>27</sup>)</li>
<li>l&#8217;appauvrissement des paysans qui pratiquent ces cultures, en raison de la baisse de productivité, et des redevances liées aux brevets sur ces plantes.</li>
<li>la « liberté d&#8217;opinion et d&#8217;expression », alors que d&#8217;après le tribunal qui l&#8217;a jugé, dans ce cas, rien ne l&#8217;empêcherait de saisir un tribunal pour réclamer leur interdiction<sup>28</sup><sup>,</sup><sup>29</sup>.</li>
</ul>
<p>Il persiste dans sa pratique de la « désobéissance civile » malgré les avertissements de la justice établissant qu&#8217;elle n&#8217;était ni justifiée ni proportionnée. Pourtant, l&#8217;Union Européenne fait payer chaque mois à la France une lourde amende pour ses cultures d&#8217;OGM en plein champ, celles-ci étant interdites dans l&#8217;Union et la directive européenne n&#8217;ayant pas été transposée par la France.</p>
<p>Enfin, ses adversaires<sup>30</sup> lui reprochent d&#8217;avoir une attitude « obscurantiste » vis à vis de la recherche scientifique, en sabotant les recherches sur les OGM, en invoquant le principe de précaution, empêchant ainsi de vérifier l&#8217;inocuité, de connaître ou de prouver la réalité des effets secondaires qu&#8217;il allègue contre ces produits.</p>
<p>José Bové justifie son action en arguant d&#8217;un but suffisamment important. Il met en avant que l&#8217;effet néfaste d&#8217;une alimentation à base d&#8217;aliments OGM sur les animaux, comme les insectes et les rongeurs, a été démontré par certains biologistes. D&#8217;autre part, des études ont déjà démontré que certains OGM cultivés en France sont dangereux, mais ces études ont été cachées par les organismes officiels de protection de la santé en France, comme pour la vache folle, ou lacatastrophe de Tchernobyl, montrant ainsi un déficit de protection des citoyens au bénéfice des industries<sup>31</sup>.</p>
<p>Il existe une complémentarité entre les différents combats de José Bové, par exemple contre les OGM et contre le libéralisme. Ainsi il dénonce les effets négatifs des OGM, hors contamination, qui sont déjà connus dans de nombreux pays. En Argentine, notamment, on s&#8217;est aperçu que l&#8217;argument de réduction de l&#8217;utilisation des pesticides ne tient que sur une ou deux semences, que les champs voisins se sont retrouvés détruits et des populations voisines rendues malades par l&#8217;utilisation d&#8217;herbicides censés rentabiliser les champs de soja OGM, que la culture massive d&#8217;OGM contrôlée par des fonds de pension étrangers a accéléré l&#8217;exode rural de la petite paysannerie, venant ainsi agrandir les bidonvilles<sup>32</sup>.</p>
<p>Il déclare s&#8217;attaquer principalement à la culture OGM en plein champ, dont les risques de contamination seraient connus. Cependant, il a détruit des plantations OGM à l&#8217;intérieur des serres et installations d&#8217;un centre de recherche du CIRAD non susceptibles de telles contaminations<sup>33</sup>.</p>
<p>Avec 16 autres militants, il entame une grève de la faim le 3 janvier 2008 pour obtenir le respect par le gouvernement de son engagement d&#8217;enclencher la clause de sauvegarde contre les OGM prévue dans la directive européenne 2001/18, clause qui permettrait de fait un moratoire sur la culture des OGM en France.</p>
<h2><span id="Parcours_judiciaire" class="mw-headline">Parcours judiciaire</span></h2>
<p>Au cours de son parcours judiciaire, José Bové a été accompagné par François Roux, avocat à la Cour de Montpellier. En 2003, José Bové a sollicité une grâce présidentielle. Il a été entendu puisqu&#8217;il a été partiellement grâcié et le reste de sa peine adapté. Il n&#8217;est resté en prison qu&#8217;un mois et 10 jours au lieu des 22 mois prononcés contre lui. Dans des conditions normales de remise de peine, il aurait du effectuer au minimum 7 mois de prison.</p>
<ul>
<li>1976 Condamnation à quatre mois de prison avec sursis et privation de ses droits civiques pour activités antimilitaristes (il avait volé des documents concernant un projet d&#8217;extension du camp militaire du Larzac)<sup>34</sup>.</li>
<li>18 février 1998 : condamnation à huit mois de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel d&#8217;Agen pour la destruction d&#8217;un stock de semences transgéniquessur un site de Novartis à Nérac en Lot-et-Garonne.</li>
<li>20 octobre 1998 : le Tribunal de Tahiti le reconnaît coupable d&#8217;entrave volontaire à la navigation ou à la circulation d&#8217;aéronef. Néanmoins, il est dispensé de peine.</li>
<li>27 octobre 1999 : le Tribunal correctionnel de Rodez (Aveyron) le reconnaît coupable, avec 8 membres de la Confédération paysanne, de « violence en réunion ». En mars 1999, ils avaient séquestré trois fonctionnaires de la préfecture. Néanmoins, il est dispensé de peine.</li>
<li>13 septembre 2000 : trois mois de prison ferme par le Tribunal correctionnel de Millau pour le vandalisme du chantier de McDonald&#8217;s le 12 août 1999. Le22 mars 2001, la Cour d&#8217;appel de Montpellier confirme la peine, et le condamne à 6 000 francs d&#8217;amende (915 €) pour la brève séquestration des fonctionnaires de la Direction départementale de l&#8217;Agriculture de Rodez en mars 1999.</li>
<li>20 décembre 2001 : la Cour d&#8217;appel de Montpellier condamne José Bové à six mois d&#8217;emprisonnement pour destruction de plants de riz transgénique en juin 1999dans une serre du CIRAD (peu de temps avant qu’il soit planté en Camargue) à Montpellier. En première instance, le 15 mars de la même année, le tribunal correctionnel de Montpellier avait infligé dix mois d&#8217;emprisonnement avec sursis et deux ans de mise à l&#8217;épreuve à José Bové.</li>
<li>6 février 2002 : la Cour de cassation rejette son pourvoi formé au sujet de sa condamnation à trois mois d&#8217;emprisonnement ferme pour les dégradations du McDonald&#8217;s de Millau. Elle fait de même à l&#8217;encontre de sa condamnation à 915 € d&#8217;amende dans l&#8217;affaire de Rodez.</li>
<li>Du 19 juin au 1<sup>er</sup> août 2002 : José Bové purge le reliquat de sa peine de trois mois d&#8217;emprisonnement pour la destruction du McDonald&#8217;s de Millau, à la maison d&#8217;arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault) (trois semaines de détention provisoire avaient déjà été effectuées en 1999).</li>
<li>22 octobre 2002 : le Tribunal correctionnel de Foix le condamne à 100 jours-amende d&#8217;un montant de 30 € par jour, pour le fauchage, en avril 2000 d&#8217;un champ expérimental de colza transgénique cultivé par le Centre technique interprofessionnel des oléagineux métropolitain (Cetiom) à Gaudiès (Ariège). José Bové ne fait pas appel.</li>
<li>19 novembre 2002 : la Cour de cassation rejette le pourvoi formé contre sa condamnation par la Cour d&#8217;appel de Montpellier le 20 décembre 2001 à six mois d&#8217;emprisonnement ferme pour la destruction de plants de riz transgénique en juin 1999.</li>
<li>26 février 2003 : condamnation à dix mois de prison ferme. Rejet du pourvoi par la Cour de cassation à l&#8217;encontre de la peine de six mois de prison prononcée par la Cour d&#8217;appel de Montpellier fin 2001 et révocation de la moitié du sursis des huit mois prononcé par le Tribunal correctionnel agenais. Les condamnations en question sanctionnent la destruction de plants de riz transgénique au centre CIRAD de Montpellier et de semences de maïs transgénique dans les locaux de la société Novartis à Nérac.</li>
<li>22 juin 2003 : incarcération à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone.</li>
<li>2 août 2003 : libéré suite à une grâce présidentielle (à l&#8217;occasion du 14 juillet) et aménagement de peine avec assignation à résidence.</li>
<li>8 novembre 2004 : cité à comparaître devant le tribunal de Toulouse pour répondre de sa participation à une action de destruction de parcelle de maïs transgénique le 25 juillet 2004 à Menville dans le département de la Haute-Garonne avec huit autres personnes inculpées (le député (Verts) Noël Mamère, ledéputé européen (Verts) Gérard Onesta, José Bové, les élus municipaux toulousains François Simon (ex-PS) et Pierre Labeyrie (Verts), l&#8217;ancien secrétaire national des (Verts), Gilles Lemaire, et le conseiller régional d&#8217;Aquitaine (Verts), Michel Daverat, Jean-Baptiste Libouban, des Communautés de l&#8217;Arche (fondées par Lanza del Vasto), fondateur du mouvement des faucheurs volontaires et un agriculteur Jean-Aimé Gravas). La cour a accepté de juger les 224 autres personnes qui avaient participé à cette manifestation et qui revendiquaient leur geste comme une « action collective de désobéissance civile ».</li>
<li>17 mars 2005 : Audience en appel de cette décision, à la demande du Ministère public, qui souhaitait limiter le jugement aux 9 principaux prévenus, et non à l&#8217;ensemble des faucheurs volontaires.</li>
<li>15 novembre 2005 : Condamnation à 4 mois de prison ferme par la Cour d’Appel de Toulouse. Il se pourvoit en cassation.</li>
<li>7 février 2007 : Rejet de son pourvoi en cassation. Il déclare : « Je serai peut-être le premier prisonnier politique qui sera en même temps candidat à l&#8217;élection présidentielle », cette déclaration a été critiquée par l&#8217;avocat et blogueur Eolas (pseudonyme), car selon lui, José Bové savait qu&#8217;il n&#8217;y avait aucune chance pour qu&#8217;il aille en prison avant l&#8217;échéance électorale<sup>35</sup>.</li>
<li>27 mars 2007 : José Bové est convoqué devant le Tribunal de Villefranche-de-Lauragais (31) pour avoir participé au défrichement d&#8217;une culture de maïs OGM en Haute Garonne, le 30 juillet 2006<sup>36</sup>.</li>
<li>12 novembre 2007 : Convocation à Millau, devant un juge d&#8217;application des peines, dans le cadre de sa condamnation à de la prison ferme pour un arrachage de maïs transgénique en juillet 2004 en Haute-Garonne.</li>
<li>17 décembre 2007 : sa peine est finalement commuée en jours amendes d&#8217;un montant total de 4 800 euros<sup>37</sup>.</li>
<li>10 juillet 2008 : le procès de douze militants anti-OGM, dont José Bové, a été reporté au 27 août. Ils sont poursuivis pour la dégradation d&#8217;un stock de maïs transgénique effectué le 4 novembre 2006 à Lugos<sup>38</sup>.</li>
<li>4 septembre 2008 : le tribunal de Toulouse le condamne à 180 jours-amende à 100 euros pour destruction de maïs en 2006 en Haute-Garonne<sup>39</sup>.</li>
<li>17 septembre 2008 : « le tribunal correctionnel de Carcassonne a relaxé ce mercredi l’ensemble des militants anti-OGM, parmi lesquels José Bové, poursuivis pour entrave à l’exercice de la liberté du travail après avoir envahi le site du semencier Monsanto, à Trèbes (Aude) le 13 avril 2006 »<sup>40</sup>.</li>
<li>28 août 2009 : José Bové comparaît devant le tribunal de Béziers pour un arrachage de maïs transgénique effectué à Murviel-lès-Béziers en août 2007, délit qui pourrait lui valoir, en tant que multirécidiviste, dix ans de prison<sup>41</sup>.</li>
</ul>
<h2><span id="Disctinctions" class="mw-headline">Disctinctions</span></h2>
<p>En 1978, la ville de Villeneuve d&#8217;Ascq soutient le combat de José Bové mené sur le plateau du Larzac : sa ferme de Montredon en Aveyron est jumelé à la Ferme du Héron de la ville. Quelques années plus tard, José Bové est nommé citoyen d’honneur de la ville<sup>42</sup><sup>,</sup><sup>43</sup>.</p>
<h2><span id="Ouvrages" class="mw-headline">Ouvrages</span></h2>
<ul>
<li><em>Nous, Paysans</em> (2000) avec Gilles Luneau</li>
<li><em>Le Monde n’est pas une marchandise ; des paysans contre la malbouffe</em> (2001) avec François Dufour et Gilles Luneau</li>
<li>la préface de <em>Rural ! – Chronique d’une collision politique</em> (2001), bande dessinée d’Étienne Davodeau</li>
<li><em>Retour de Palestine</em> (2002)</li>
<li><em>Paysan du Monde</em> (2002) avec Gilles Luneau</li>
<li><em>La Confédération paysanne</em> (2003) avec Yves Manguy</li>
<li><em>Pour la désobéissance civique</em> (2004) avec Gilles Luneau</li>
<li><em>Candidat rebelle</em> (2007)</li>
</ul>
<h2><span id="Annexes" class="mw-headline">Annexes</span></h2>
<h3><span id="Lien_externe" class="mw-headline">Lien externe</span></h3>
<ul>
<li>Blog de José Bové, un Paysan pour l&#8217;Europe.</li>
</ul>
<h3><span id="Filmographie" class="mw-headline">Filmographie</span></h3>
<ul>
<li>30 ans de lutte au Larzac.</li>
<li>Lutte du plateau du Larzac.</li>
<li><em>Chronique d&#8217;un printemps paysan</em>, film de Herta Alvarez et Gilles Luneau. Portrait de José Bové et François Dufour à travers la campagne de mobilisation menée en 1999 et 2000, du démontage du MacDo au procès de Millau. Tour de France d&#8217;actions menées par la Confédération paysanne.</li>
</ul>
<h3><span id="Bibliographie" class="mw-headline">Bibliographie</span></h3>
<ul>
<li>Paul Ariès et Christian Terras, <em>José Bové &#8211; La révolte d&#8217;un paysan</em>, éd. Golias, 2000 <small>(ISBN 978-2911453878)</small></li>
<li>Denis Pingaud, <em>La Longue Marche de José Bové</em>, Seuil, 2002 <small>(ISBN 978-2020409636)</small></li>
<li>Jul, <em>Il faut tuer José Bové</em>, Albin Michel, 2005 <small>(ISBN 978-2226155399)</small> (BD satirique)</li>
<li>Yves Kerhuon, Rachid Kaci, <em>Qui se cache derrière les moustaches de José Bové ?</em>, éd. des Syrtes, 2007 <small>(ISBN 978-2845451063)</small></li>
<li>Sophie Lepault: <em>Il faut désobéir à Bové</em>, Paris: La Martinière (éditions), 2005 <small>(ISBN 978-2846751612)</small></li>
<li>René Riesel: <em>Déclarations sur l&#8217;agriculture transgénique et ceux qui prétendent s&#8217;y opposer</em>, Paris: Éditions de l&#8217;Encyclopédie des Nuisances, 2000</li>
<li>Ludovic François et François-Bernard Huyghe, <em>Contre-pouvoirs, dela société d&#8217;autorité à la démocratie d&#8217;influence</em>, Ellipses, 2009</li>
</ul>
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		<title>Biographie de Pierre RABHI</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Aug 2009 09:40:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographie des personnalités écologistes]]></category>

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		<description><![CDATA[Pierre Rabhi (Kenadsa, Algérie 1938) est un agriculteur, homme politique, écrivain et penseur français d&#8217;origine algérienne, inventeur du concept « Oasis en tous lieux ». Il défend un mode de société plus respectueux des populations et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles respectueuses de l&#8217;environnement et préservant les ressources naturelles, l&#8217;agroécologie, notamment dans les pays arides1 . Il est le père de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="bodyContent">
<div class="thumb tright"></div>
<p><strong>Pierre Rabhi</strong> (Kenadsa, Algérie 1938) est un agriculteur, homme politique, écrivain et penseur français d&#8217;origine algérienne, inventeur du concept « Oasis en tous lieux ».</p>
<p>Il défend un mode de société plus respectueux des populations et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles respectueuses de l&#8217;environnement et préservant les ressources naturelles, l&#8217;agroécologie, notamment dans les pays arides<sup>1</sup> .</p>
<p>Il est le père de l&#8217;ingénieur Vianney Rabhi<sup>2</sup>, l&#8217;inventeur du procédé MCE-5, un dispositif permettant de rendre le taux de compression variable dans les moteurs à pistons.</p>
<table id="toc" class="toc" border="0">
<tbody>
<tr>
<td>
<div id="toctitle">
<h2>Sommaire</h2>
<p><span class="tocnumber">1</span> <span class="toctext">Jeunesse algérienne</span></div>
<ul>
<li class="toclevel-1 tocsection-2"><span class="tocnumber">2</span> <span class="toctext">Le retour à la terre</span></li>
<li class="toclevel-1 tocsection-3"><span class="tocnumber">3</span> <span class="toctext">La reconnaissance</span></li>
<li class="toclevel-1 tocsection-4"><span class="tocnumber">4</span> <span class="toctext">Bibliographie</span></li>
<li class="toclevel-1 tocsection-5"><span class="tocnumber">5</span> <span class="toctext">Notes et références</span></li>
</ul>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2><span id="Jeunesse_alg.C3.A9rienne" class="mw-headline">Jeunesse algérienne</span></h2>
<p>Pierre Rabhi est né en 1938 à Kenadsa près de Béchar, une oasis dans le sud de l&#8217;Algérie dans une famille musulmane. Sa mère meurt alors qu&#8217;il est âgé de 4 ans<sup>3</sup>.</p>
<p>Son père, qui était forgeron, musicien et poète, se préoccupe de l&#8217;avenir du jeune Pierre, et lui fait alterner l&#8217;école coranique et l&#8217;école française. Il y est confié à un couple de Français, un ingénieur et une institutrice, venus travailler à la compagnie des Houillères de son village natal colonisé. Plus tard, son père sera contraint de fermer son atelier et de travailler à la mine, ce qui marqua la réflexion et la pensée de son fils.</p>
<p>Il quitte Kenadsa pour Oran avec sa famille d&#8217;adoption et y réalise deux années d&#8217;études secondaires.</p>
<p>Ainsi, Pierre Rabhi a partagé son enfance entre la culture catholique occidentale et le monde musulman, jusqu&#8217;à l&#8217;âge de 14 ans. À l&#8217;âge de 16 ans, à Oran, il choisit de se convertir au christianisme. Il commence à travailler, d&#8217;abord dans la dentisterie, puis en tant qu&#8217;employé de banque.</p>
<p>Lorsque la guerre d&#8217;Algérie éclate en 1954, il se trouve dans une situation de double exclusion, <span class="need_ref" title="Ce passage nécessite une référence.">rejeté par son père pour s&#8217;être converti</span><sup>[réf. nécessaire]</sup> et par son père d&#8217;adoption qui l&#8217;avait mis à la porte suite à un conflit, juste au début de la guerre.</p>
<p>Il décide de partir s&#8217;installer en France à Paris.</p>
<h2><span id="Le_retour_.C3.A0_la_terre" class="mw-headline">Le retour à la terre</span></h2>
<p>Il trouve un poste d&#8217;ouvrier spécialisé; dans l&#8217;entreprise où il travaille, il rencontre Michèle avec qui plus tard il se mariera<sup>3</sup>.</p>
<p>Tous deux nourrissent le rêve de s&#8217;extraire de cette vie urbaine et pensent à l&#8217;agriculture. Il rencontre le docteur Pierre Richard, un médecin, écologiste et visionnaire qui s&#8217;occupait à l&#8217;époque de la création du Parc national des Cévennes, et qui les encourage dans leur démarche.</p>
<p>Ils décident alors de débarquer en Ardèche pour y rester définitivement en 1960, décision originale pour l&#8217;époque puisqu&#8217;elle précède largement le mouvement néoruralde la fin des années 60.</p>
<p>Ils se marient à Thines. Pierre Rabhi devient père et, n&#8217;ayant aucune connaissance agricole, s&#8217;inscrit dans une Maison familiale rurale et obtient un diplôme.</p>
<p>Après trois ans comme ouvrier agricole, en 1963, il devient lui-même paysan dans les Cévennes ardéchoises. Il se lance dans l&#8217;élevage caprin avec l&#8217;intention de ne pas reproduire les mêmes modèles de productivisme, et expérimente l&#8217;agriculture biodynamique.</p>
<p>Après des débuts difficiles, ils acquièrent assez d&#8217;expérience pour accueillir et conseiller à partir de mai 1968 d&#8217;autres néo-ruraux. Quinze années leur seront nécessaires pour parvenir à vivre de leur ferme.</p>
<h2><span id="La_reconnaissance" class="mw-headline">La reconnaissance</span></h2>
<p>En 1978, il est chargé de formation à l&#8217;agroécologie par le CEFRA (Centre d&#8217;études et de formation rurales appliquées)<sup>4</sup> .</p>
<p>À partir de 1981, il se rend au Burkina Faso en tant que « paysan sans frontière » à la demande du gouvernement de ce pays et avec le soutien du CRIAD (Centre de relations internationales entre agriculteurs pour le développement).</p>
<p>En 1985, il crée un centre de formation à l&#8217;agroécologie à Gorom-Gorom, avec l&#8217;appui de l&#8217;association Le Point-Mulhouse<sup>4</sup>.</p>
<p>En 1988, il fonde le CIEPAD (Carrefour international d&#8217;échanges de pratiques appliquées au développement) avec l&#8217;appui du Conseil général de l&#8217;Hérault. Il met en place un « module optimisé d&#8217;installation agricole », de programmes de sensibilisation et de formation, et le lancement de nombreuses actions de développement à l&#8217;étranger (Maroc, Palestine, Algérie, Tunisie, Sénégal, Togo, Bénin, Mauritanie, Pologne, Ukraine&#8230;)</p>
<p>En 1992, il lance le programme de réhabilitation de l&#8217;oasis de Chenini-Gabès en Tunisie.</p>
<p>Depuis 1994, il anime le mouvement « Oasis en tous lieux », visant à promouvoir le retour à une terre nourricière et la reconstitution du lien social.</p>
<p>En 1997 et 1998, il intervient à la demande de l&#8217;ONU dans le cadre de l&#8217;élaboration de la Convention de lutte contre la désertification (CCD) et est appelé à formuler des propositions concrètes pour son application.</p>
<p>De 1999 à 2001, il lance de nouvelles actions de développement au Niger (région d&#8217;Agadez) et au Mali (région de Gao).</p>
<p>En 2002 il fait une pré-campagne présidentielle où il obtient 184 parrainages d&#8217;élus et qui donne naissance au Mouvement Appel Pour une Insurrection des Consciences (MAPIC)<sup>5</sup></p>
<p>En 2003 il rencontre Michel Valentin avec lequel il crée en 2004 les Amanins, un site agro-écologique dans la Drôme sur la commune de La Roche-sur-Grane. L&#8217;association les Amanins sans but lucratif travaille autour de trois axes ; l&#8217;agriculture, l&#8217;éducation et la construction, sous la question « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants, quels enfants laisserons-nous à la planète ? »</p>
<p>Il anime régulièrement des conférences ou des ateliers sur les thèmes de la simplicité volontaire et de la décroissance. Considéré comme artisan de l&#8217;altermondialisme, il fut invité lors du Forum social européen, et a intitulé un de ses exposés « Donner une âme à la mondialisation ». Il crée en 2007 le « mouvement international pour la terre et l&#8217;humanisme » appelé ensuite <em>Mouvement Colibris</em><sup>6</sup> et Terre et Humanisme<sup>7</sup><sup>,</sup><sup>8</sup>. Il a fait partie du comité éditorial du mensuel français <em>La Décroissance</em> et est vice-président de l&#8217;association Kokopelli qui œuvre à la protection de la biodiversité ( à la production et distribution de semences issues de l&#8217;agriculture biologique et biodynamique) et à la régénération des sols cultivés.</p>
<h2><span id="Bibliographie" class="mw-headline">Bibliographie</span></h2>
<ul>
<li><em>Du Sahara aux Cévennes ou la reconquête du songe</em> (autobiographie), Éditions de Candide, Lavilledieu, 1983, rééd. Albin Michel, Paris, 1995, rééd sous le titre <em>Du Sahara aux Cévennes :itinéraire d&#8217;un homme au service de la Terre-Mère</em>, Albin Michel, Paris, 2002.</li>
<li><em>Le Gardien du Feu</em> (roman), Éditions de Candide, Lavilledieu, 1986, Éditions Albin Michel, Paris, 2003.</li>
<li><em>L&#8217;Offrande au crépuscule</em> (Prix des sciences sociales agricoles du ministère de l&#8217;Agriculture), Éditions de Candide, Lavilledieu, 1989, rééd. aux éditions L&#8217;Harmattan 2001.</li>
<li><em>Le Recours à la terre</em> (recueil d&#8217;articles), Éditions Terre du Ciel, Lyon, 1995, nouvelle éd. augm. 1999.</li>
<li><em>Parole de Terre : une initiation africaine</em>, Éditions Albin Michel, Paris, 1996 (préface de Yehudi Menuhin).</li>
<li><em>Manifeste pour des Oasis en tous lieux</em>, ouvrage collectif sous la direction de Pierre Rabhi, 1997.</li>
<li><em>Le Chant de la Terre</em> interview par Jean-Pierre et Rachel Cartier, Editions La Table Ronde, Paris, 2002</li>
<li><em>Graines de possibles, regards croisés sur l&#8217;écologie</em> avec Nicolas Hulot, Ed Calmann-Lévy, Paris, 2005. ISBN 2702135897</li>
<li><em>Conscience et environnement</em>, Éditions du Relié, Gordes, 2006.</li>
<li><em>La part du colibri, l&#8217;espèce humaine face à son devenir</em>, Editions de l&#8217;aube, 2006 (témoignage au festival du livre de Mouans-Sartoux en 2005).</li>
<li><em>Ecologie et spiritualité</em>, collectif, Paris, Albin Michel, 2006. Avec entre autres, Jacques Brosse, André Comte-Sponville, Eugen Drewermann, Albert Jacquard,Jacques Lacarrière, Théodore Monod, Jean-Marie Pelt, Annick de Souzenelle&#8230;</li>
<li>Préface de <em>Alerte aux vivants et à ceux qui veulent le rester &#8211; Pour une renaissance agraire</em> de Pierre Gevaert, éd Sang de la Terre, 2006.</li>
<li><em>Terre-Mère, Homicide volontaire ? Entretiens avec Jacques Olivier Durand</em>, Le Navire en pleine ville, 2007.</li>
<li><em>Manifeste pour la Terre et l&#8217;Humanisme, Pour une insurrection des consciences</em>, Actes Sud, 2008.</li>
<li>Préface de <em>La stratégie du colibri</em>, de Séverin Millet, Minerva, 2008.</li>
<li><em>Le scénario Titanic, et autres métaphores écologiques&#8230;</em>, de Hugues Gosset-Roux (Préface de Pierre Rabhi), Jouvence, 2008.</li>
</ul>
<h2><span id="Notes_et_r.C3.A9f.C3.A9rences" class="mw-headline">Notes et références</span></h2>
<div class="references-small">
<div>
<ol class="references">
<li id="cite_note-La_Vie-0"><span class="renvois_vers_le_texte">↑</span> Article de La Vie<small class="cachelinks"> [archive]</small></li>
<li id="cite_note-1"><span class="renvois_vers_le_texte">↑</span> http://www.metrofrance.com/x/metro/2008/04/01/jdYR4y73cNSg/index.xml<small class="cachelinks"> [archive]</small></li>
<li id="cite_note-Sahara-2"><span class="noprint renvois_vers_le_texte">↑ <sup>a et b</sup></span> <em>Du Sahara aux Cévennes</em>, source de l&#8217;ensemble du paragraphe</li>
<li id="cite_note-Terre-Humanisme-3"><span class="noprint renvois_vers_le_texte">↑ <sup>a et b</sup></span> Biographie sur Terre Humanisme<small class="cachelinks"> [archive]</small></li>
<li id="cite_note-4"><span class="renvois_vers_le_texte">↑</span> Article du nouvel Observateur<small class="cachelinks"> [archive]</small></li>
<li id="cite_note-5"><span class="renvois_vers_le_texte">↑</span> Le mouvement colibris<small class="cachelinks"> [archive]</small></li>
<li id="cite_note-6"><span class="renvois_vers_le_texte">↑</span> Terre et Humanisme<small class="cachelinks"> [archive]</small></li>
<li id="cite_note-7"><span class="renvois_vers_le_texte">↑</span> sur Africultures<small class="cachelinks"> [archive]</small></li>
</ol>
</div>
</div>
</div>
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		<item>
		<title>Biographie de Rachel CARSON</title>
		<link>http://www.toogezer.com/2009/07/04/rachel-carson/</link>
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		<pubDate>Sat, 04 Jul 2009 09:44:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographie des personnalités écologistes]]></category>

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		<description><![CDATA[Rachel Louise Carson, née à Pittsburgh en Pennsylvanie le 27 mai 1907 et morte d&#8217;un cancer le 14 avril 1964, fut une zoologiste et biologiste réputée. Carson débuta sa carrière comme biologiste au U.S. Bureau of Fisheries (Bureau des pêches) puis se consacra progressivement à l&#8217;écriture à plein temps dans les années 1950. Son best-seller The Sea Around Us(Cette mer qui nous entoure), publié en 1951, lui valut d&#8217;être reconnue comme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rachel Louise Carson</strong>, née à Pittsburgh en Pennsylvanie le 27 mai 1907 et morte d&#8217;un cancer le 14 avril 1964, fut une zoologiste et biologiste réputée.</p>
<p>Carson débuta sa carrière comme biologiste au <em>U.S. Bureau of Fisheries</em> (Bureau des pêches) puis se consacra progressivement à l&#8217;écriture à plein temps dans les années 1950. Son best-seller <em>The Sea Around Us</em>(<em>Cette mer qui nous entoure</em>), publié en 1951, lui valut d&#8217;être reconnue comme écrivain de talent, et lui permit d&#8217;obtenir une sécurité financière. Son livre suivant, <em>The Edge of the Sea</em>, ainsi que la réédition de son premier livre, <em>Under the Sea-Wind</em>, furent aussi des best-sellers. Considérée comme un tout, sa trilogie de la mer explore l&#8217;éventail de la vie de l&#8217;océan, du littoral aux profondeurs de la mer.</p>
<p>À la fin des années 1950, Carson se focalisa sur la protection de l&#8217;environnement et sur les problèmes causés par des pesticides de synthèse. Ceci la conduisit à publier <em>Silent Spring</em> (<em>Printemps silencieux</em>) en 1962. Comme jamais auparavant, l&#8217;ouvrage sensibilisa une grande part de l&#8217;opinion américaine aux problèmes environnementaux. <em>Printemps silencieux</em> déclencha un renversement dans la politique nationale envers lespesticides — conduisant à une interdiction nationale du DDT et d&#8217;autres pesticides. Le mouvement populaire que le livre inspira conduisit à la création de l&#8217;<em>Environmental Protection Agency</em>. Carson reçut à titre posthume la <em>Presidential Medal of Freedom</em>.</p>
<table id="toc" class="toc" border="0">
<tbody>
<tr>
<td>
<div id="toctitle">
<h2>Sommaire</h2>
<p><span class="toctoggle">[masquer]</span></div>
<ul>
<li class="toclevel-1 tocsection-1"><span class="tocnumber">1</span> <span class="toctext">Biographie</span></li>
<li class="toclevel-1 tocsection-2"><span class="tocnumber">2</span> <span class="toctext">Vie et œuvre</span>
<ul>
<li class="toclevel-2 tocsection-3"><span class="tocnumber">2.1</span> <span class="toctext">Jeunesse et éducation</span></li>
<li class="toclevel-2 tocsection-4"><span class="tocnumber">2.2</span> <span class="toctext">Début de carrière et publications</span></li>
<li class="toclevel-2 tocsection-5"><span class="tocnumber">2.3</span> <span class="toctext">Relations avec Dorothy Freeman</span></li>
<li class="toclevel-2 tocsection-6"><span class="tocnumber">2.4</span> <span class="toctext">The Edge of the Sea et le passage à un travail de protection</span></li>
<li class="toclevel-2 tocsection-7"><span class="tocnumber">2.5</span> <span class="toctext">Printemps silencieux</span>
<ul>
<li class="toclevel-3 tocsection-8"><span class="tocnumber">2.5.1</span> <span class="toctext">Recherches et écrits</span></li>
<li class="toclevel-3 tocsection-9"><span class="tocnumber">2.5.2</span> <span class="toctext">Thèse</span></li>
<li class="toclevel-3 tocsection-10"><span class="tocnumber">2.5.3</span> <span class="toctext">Promotion et critiques</span></li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
<li class="toclevel-1 tocsection-11"><span class="tocnumber">3</span> <span class="toctext">Héritage</span>
<ul>
<li class="toclevel-2 tocsection-12"><span class="tocnumber">3.1</span> <span class="toctext">Recueils de notes et publications posthumes</span></li>
<li class="toclevel-2 tocsection-13"><span class="tocnumber">3.2</span> <span class="toctext">Écologisme populaire et EPA</span></li>
<li class="toclevel-2 tocsection-14"><span class="tocnumber">3.3</span> <span class="toctext">Réactions à l&#8217;écologisme et aux restrictions sur le DDT</span></li>
<li class="toclevel-2 tocsection-15"><span class="tocnumber">3.4</span> <span class="toctext">Distinctions posthumes</span>
<ul>
<li class="toclevel-3 tocsection-16"><span class="tocnumber">3.4.1</span> <span class="toctext">Centenaire</span></li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
<li class="toclevel-1 tocsection-17"><span class="tocnumber">4</span> <span class="toctext">Annexes</span>
<ul>
<li class="toclevel-2 tocsection-18"><span class="tocnumber">4.1</span> <span class="toctext">Liste partielle des publications</span></li>
<li class="toclevel-2 tocsection-19"><span class="tocnumber">4.2</span> <span class="toctext">Orientation bibliographique</span>
<ul>
<li class="toclevel-3 tocsection-20"><span class="tocnumber">4.2.1</span> <span class="toctext">Biographie</span></li>
<li class="toclevel-3 tocsection-21"><span class="tocnumber">4.2.2</span> <span class="toctext">Sur l’héritage de Rachel Carson</span></li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2><span id="Biographie" class="mw-headline">Biographie</span></h2>
<p>Elle est connue pour avoir publié en 1962 un livre, <em>Silent Spring</em> (<em>Printemps silencieux</em>), qui accusait certains pesticides d&#8217;être dangereux pour les oiseaux et pour l&#8217;homme. Rachel Carson a témoigné devant le Congrès après la publication de son livre, qui aurait contribué à lancer le mouvement écologiste dans le monde. Il a eu une très forte influence aux États-Unis où il a poussé les élus à établir de nouvelles lois sur l&#8217;autorisation des pesticides.</p>
<h2><span id="Vie_et_.C5.93uvre" class="mw-headline">Vie et œuvre</span></h2>
<div class="thumb tright">
<div class="thumbinner"><img class="thumbimage" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/81/Rachel_Carson_Homestead_yard_and_sign.jpg/180px-Rachel_Carson_Homestead_yard_and_sign.jpg" alt="" width="180" height="135" /></p>
<div class="thumbcaption">
<p>La maison d&#8217;enfance de Rachel Carson est aujourd&#8217;hui classée, sous le nom de « Rachel Carson Homestead ».</p></div>
</div>
</div>
<h3><span id="Jeunesse_et_.C3.A9ducation" class="mw-headline">Jeunesse et éducation</span></h3>
<p>Rachel Carson est née en 1907 dans la petite ferme familiale près de Springdale (Pennsylvanie), en amont de Pittsburgh sur le fleuve Allegheny. Enfant, elle passait de nombreuses heures à élargir ses connaissances sur les étangs, les champs et les forêts grâce à sa mère, qui lui enseignait, ainsi qu&#8217;à son frère et sa sœur ainés, les leçons du mouvement « nature study ». Rachel Carson était une lectrice avide et, très tôt pour son âge, une écrivaine talentueuse. Elle passait également beaucoup de temps à explorer les environs de la ferme de 26 hectares. Elle commença à écrire des histoires (souvent à propos d&#8217;animaux) à l&#8217;âge de huit ans, et sa première nouvelle fut publiée lorsqu&#8217;elle avait dix ans. Elle aimait particulièrement le <em>St. Nicholas Magazine</em> (dans lequel fut publiée sa première nouvelle), les travaux de Beatrix Potter, et les romans de Gene Stratton Porter. Adolescente, elle aimait lire les œuvres de Herman Melville, Joseph Conrad et Robert Louis Stevenson. Le monde naturel, et plus particulièrement l&#8217;océan, était le fil commun de ses lectures favorites. Carson alla à la petite école de Springdale jusqu&#8217;au 10th grade (équivalent de la seconde). Elle alla ensuite au lycée de Parnassus (Pennsylvanie) proche, et sortit diplômée en 1925, première de sa classe de 44 élèves<sup>1</sup>.</p>
<p>Au <em>Pennsylvania College for Women</em> (Université de Pennsylvanie pour femmes, aujourd&#8217;hui appelée Chatham University), comme au lycée, Carson était plutôt solitaire. Elle étudia d&#8217;abord l&#8217;anglais, avant d&#8217;opter pour la biologie en janvier 1928, bien qu&#8217;elle continuât à contribuer au journal et supplément littéraire de l&#8217;école. Pourtant admise en troisième cycle à la Johns Hopkins University en 1928, elle fut forcée de faire ses dernières années d&#8217;études au Pennsylvania College for Women pour des raisons financières ; elle en sortit diplômée avec la mention <em>magna cum laude</em> en 1929. Après une formation d&#8217;été au Marine Biological Laboratory, elle continua ses études en zoologie et en génétique à Johns Hopkins à l&#8217;automne 1929<sup>2</sup>.</p>
<p>Après sa première année de troisième cycle, Rachel Carson devint étudiante à temps partiel : elle était assistante au laboratoire de Raymond Pearl, où elle travaillait sur les rats et les drosophiles, pour payer ses frais de scolarité. Après des débuts non concluants sur les crotales et les écureuils, elle mena à terme un projet de mémoire sur le développement embryonnaire du pronéphros chez les poissons. Elle obtint un diplôme de <em>master</em> en juin 1932. Elle avait projeté de continuer en doctorat, mais elle dut quitter Johns Hopkins en 1934 pour chercher un poste d&#8217;enseignante à plein temps pour aider sa famille. En 1935, son père mourut soudainement, laissant Carson seule pour s&#8217;occuper de sa mère. La situation financière devint plus difficile encore. Devant l&#8217;insistance de Mary Scott Skinker, son mentor en biologie de premier cycle, elle occupa temporairement un poste au U.S. Bureau of Fisheries (Bureau des pêches), où elle rédigeait les textes destinés à une série éducative hebdomadaire d&#8217;émissions de radio intitulées « Romance Under the Waters » (Poésie sous les eaux). La série de 52 programmes de sept minutes était centrée sur la vie aquatique et était destinée à susciter l&#8217;intérêt du public pour la biologie des poissons et les travaux du Bureau of Fisheries, une tâche que les précédents rédacteurs n&#8217;avaient pas su mener à bien. Carson commença aussi à proposer des articles sur la vie marine dans la Baie de Chesapeake à des journaux et magazines locaux. Ces articles étaient fondés sur ses recherches pour la série radio<sup>3</sup>.</p>
<p>Le superviseur de Carson, content de son succès avec la série radio, lui demanda d&#8217;écrire une introduction pour une brochure sur le Bureau of Fisheries. Il s&#8217;efforça également de lui réserver le premier poste à plein temps qui serait disponible. Quand elle passa le concours de la fonction publique (<em>civil service exam</em>), elle surpassa tous les autres participants et devint en 1936 la deuxième femme à être embauchée par le Bureau of Fisheries pour un poste à plein temps, en tant qu&#8217;assistante-biologiste marin<sup>4</sup>.</p>
<h3><span id="D.C3.A9but_de_carri.C3.A8re_et_publications" class="mw-headline">Début de carrière et publications</span></h3>
<p>Les principales responsabilités de Carson au U.S. Bureau of Fisheries étaient d&#8217;analyser et de rapporter les données récoltées sur les populations de poissons, et d&#8217;écrire brochures et autres documents à destination du public. En se fondant sur des entretiens avec des biologistes marins et sur ses propres recherches, elle écrivit un flot continu d&#8217;articles pour <em>The Baltimore Sun</em> et d&#8217;autres journaux. Cependant, ses devoirs familiaux s&#8217;alourdirent encore lorsqu&#8217;en janvier 1937 sa sœur ainée mourut, la laissant seule pour nourrir sa mère et deux nièces<sup>5</sup>.</p>
<p>En juillet 1937, l&#8217;<em>Atlantic Monthly</em> accepta une version modifiée d&#8217;un essai intitulé « The World of Waters » (Le monde de l&#8217;eau), qu&#8217;elle avait écrit à l&#8217;origine pour sa première brochure sur le Bureau, et que son superviseur avait jugé trop bon pour une simple brochure. Cet essai, publié sous le titre « Undersea » (Le monde sous-marin), était un récit vivant d&#8217;un périple sur le fond de l&#8217;océan. Ceci marqua un tournant dans sa carrière d&#8217;écrivain. La maison d&#8217;édition Simon &amp; Schuster, impressionnée par « Undersea », contacta Carson et lui suggéra de l&#8217;étoffer afin d&#8217;en faire un livre. Plusieurs années d&#8217;écriture donnèrent naissance en 1941 à <em>Under the Sea-Wind</em> (Sous le vent marin), qui reçut d&#8217;excellentes critiques mais eut du mal à se vendre. Entre-temps, ses articles continuaient à avoir du succès : ils parurent dans le <em>Sun Magazine</em>, <em>Nature</em>, et en 1944, un article paru dans <em>Collier&#8217;s Weekly</em> traitait des similarités entre l&#8217;écholocation chez les chauve-souris et la nouvelle technologie militaire du radar<sup>6</sup>.</p>
<p>Carson tenta de quitter le Bureau (alors renommé en Fish and Wildlife Service) en 1945, mais il y avait peu de postes pour des naturalistes, puisque la plus grande partie des fonds investis dans la science se concentraient sur des domaines techniques, dans le sillage du Projet Manhattan. Au cours de l&#8217;année 1945, Carson fut confrontée pour la première fois au sujet du DDT, un nouveau pesticide révolutionnaire (acclamé comme « la bombe anti-insecte » après les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki) qui commençait seulement à être soumis à des tests pour contrôler ses effets sur l&#8217;écologie et la santé. Le DDT n&#8217;était que l&#8217;un des nombreux sujets d&#8217;intérêt de Carson à l&#8217;époque, et les éditeurs ne trouvait pas le sujet engageant ; elle ne publia rien sur le DDT jusqu&#8217;en 1962<sup>7</sup>.</p>
<p>Carson obtint de nouvelles responsabilités au Fish and Wildlife Service et supervisa une petite équipe de rédacteurs en 1945, avant de devenir rédactrice en chef des publications en 1949. Si son poste lui offrait de plus en plus d&#8217;opportunités pour des travaux pratiques et une plus grande liberté de choix dans ses projets d&#8217;écriture, il lui amenait aussi de fastidieuses responsabilités administratives. En 1948, Carson travaillait sur un second ouvrage et avait volontairement choisi de passer à une écriture à temps plein. Cette année-là, elle prit un agent littéraire, Marie Rodell ; leur relation professionnelle dura toute la carrière de Carson<sup>8</sup>.</p>
<p>Oxford University Press exprima son intérêt pour la proposition de Carson pour un ouvrage sur l&#8217;histoire de la vie de l&#8217;océan, la poussant à terminer le manuscrit de ce qui deviendrait <em>Cette mer qui nous entoure</em> (en anglais : <em>The Sea Around Us</em>) au début de l&#8217;année 1950<sup>9</sup>. Des chapitres du livre parurent dans le <em>Science Digest</em> et le<em>Yale Review</em>, et neuf chapitres furent publiés sous la forme d&#8217;une série dans <em>The New Yorker</em>. Le dernier chapitre, « La naissance d&#8217;une île », remporta le prix George Westinghouse de l&#8217;écrit scientifique décerné par la American Association for the Advancement of Science. <em>Cette mer qui nous entoure</em> resta dans la liste des meilleurs ventes du <em>New York Times</em> pendant 86 semaines, reçut le National Book Award et la médaille John Burroughs, et le <em>Reader&#8217;s Digest</em> en fit une version courte. Son livre lui valut deux titres de <em>docteur honoris causa</em>. Elle vendit également les droits pour un documentaire tiré de <em>Cette mer qui nous entoure</em>. Le succès du livre conduisit à la réédition de <em>Under the Sea-Wind</em>, qui devint à son tour un best-seller. Le succès de ses livres lui amena aussi une sécurité financière qui lui permit d&#8217;abandonner son poste pour se concentrer à une écriture à plein temps en 1952<sup>10</sup>.</p>
<p>Carson était inondée de propositions pour des allocutions, de courrier de fans et d&#8217;autres correspondances à propos de <em>Cette mer qui nous entoure</em>, en plus du travail sur le script du documentaire, dont elle s&#8217;était par ailleurs assurée des droits de révision<sup>11</sup>. Elle était très mécontente de la version finale du script de l&#8217;écrivain, réalisateur et producteur Irwin Allen : elle trouvait que le script ne respectait pas l&#8217;atmosphère du livre et était scientifiquement déconcertant. Elle disait que c&#8217;était « à mi-chemin de l&#8217;&nbsp;&raquo;incroyable mais vrai&nbsp;&raquo; et du documentaire touristique désinvolte » (en anglais, <em>a cross between a believe-it-or-not and a breezy travelogue</em>)<sup>12</sup>. Cependant, elle découvrit que son droit de revoir le script n&#8217;allait pas jusqu&#8217;à en contrôler son contenu. Allen continua en dépit des objections de Carson et produisit un documentaire qui connut un grand succès, et remporta en 1952 l&#8217;Oscar du meilleur film documentaire, mais Carson fut si exaspérée par cette expérience qu&#8217;elle ne vendit plus jamais de droits pour adapter ses travaux à l&#8217;écran<sup>13</sup>.</p>
<h3><span id="Relations_avec_Dorothy_Freeman" class="mw-headline">Relations avec Dorothy Freeman</span></h3>
<p>Carson déménagea avec sa mère à Southport Island dans le Maine en 1953. En juillet de la même année, elle rencontra Dorothy Freeman (1898–1978), ce qui marqua le commencement d&#8217;une très forte amitié qui dura jusqu&#8217;à la mort de Carson. La nature de cette relation entre Carson et Freeman a beaucoup suscité l&#8217;intérêt, et donné lieu à de nombreuses spéculations. La meilleure description que l&#8217;on puisse en faire est une relation très intime mais qui n&#8217;était pas d&#8217;ordre sexuel. Dorothy Freeman et son mari étaient des résidents d&#8217;été de Southport Island, et Carson la rencontra après que celle-ci lui eut envoyé une lettre de bienvenue. Freeman avait lu <em>Cette mer qui nous entoure</em>, que lui avait offert son fils, et était enthousiasmée à l&#8217;idée d&#8217;avoir cette grande écrivaine comme voisine. La biographe de Carson, Linda Lear, a écrit que « Carson avait vraiment besoin d&#8217;une amie dévouée et d&#8217;une âme-sœur qui pourrait l&#8217;écouter sans lui donner de conseils et l&#8217;accepter dans son intégralité : à la fois l&#8217;écrivaine et la femme qu&#8217;elle était »<sup>14</sup>. Elle trouva cela en Dorothy Freeman. Les deux femmes partageaient plusieurs passions, la première desquelles étant la nature, et commencèrent à correspondre régulièrement lors de leurs séparations. Elle continuèrent de passer chaque été ensemble et de se voir chaque fois que leurs emplois du temps le leur permettaient jusqu&#8217;à la mort de Carson<sup>15</sup>.</p>
<p>Si Lear ne parle pas explicitement de cette relation comme d&#8217;un amour platonique ou même saphique, d&#8217;autres l&#8217;ont fait<sup>16</sup>. Carson et Freeman savaient que leurs lettres pouvaient être interprétées ainsi, même si « l&#8217;expression de leur amour se limitait presque totalement à des lettres, à se tenir la main, et à de très occasionnels baisers »<sup>17</sup>. Dorothy Freeman faisait partager à son mari les lettres de Rachel Carson pour lui faire comprendre la teneur de leur relation, mais la majeure partie de leur correspondance était soigneusement gardée. Peu de temps avant la mort de Carson, elle et Freeman détruisirent des centaines de lettres. Les lettres épargnées furent publiées sous le titre <em>Always, Rachel: The Letters of Rachel Carson and Dorothy Freeman, 1952–1964: An Intimate Portrait of a Remarkable Friendship</em>, sous la direction de la petite-fille de Dorothy Freeman. Selon un critique, le couple « correspondait à la description de Carolyn G. Heilbrun d&#8217;une forte amitié entre deux femmes, où ce qui compte n&#8217;est pas tant de savoir &laquo;&nbsp;si les deux amies sont homosexuelles ou hétérosexuelles, amantes ou pas, mais plutôt si elles partagent la même et merveilleuse énergie à oeuvrer dans la sphère publique&nbsp;&raquo; » (en anglais, <em>what matters is not whether friends are homosexual or heterosexual, lovers or not, but whether they share the wonderful energy of work in the public sphere</em>)<sup>18</sup>.</p>
<h3><span id="The_Edge_of_the_Sea_et_le_passage_.C3.A0_un_travail_de_protection" class="mw-headline"><em>The Edge of the Sea</em> et le passage à un travail de protection</span></h3>
<p>Au début de l&#8217;année 1953, Carson commença des recherches bibliographiques et de terrain sur l&#8217;écologie et les organismes de la côte Atlantique<sup>19</sup>. En 1955, elle termina un troisième volume de sa trilogie de la mer, <em>The Edge of the Sea</em>, qui traite de la vie des écosystèmes des littoraux (et plus particulièrement le long de lacôte Est des États-Unis). Il parut dans <em>The New Yorker</em> en deux épisodes condensés peu avant la sortie du livre le 26 octobre 1955. À cette époque, la réputation de Carson pour sa prose claire et poétique était déjà faite ; <em>The Edge of the Sea</em> reçut de très bonnes critiques, quoique pas aussi enthousiastes que pour <em>Cette mer qui nous entoure</em><sup>20</sup>.</p>
<p>En 1955 et 1956, Carson travailla sur un certain nombre de projets (parmi lesquels le script d&#8217;un épisode pour la série télévisée <em>Omnibus</em> intitulé « Something About the Sky ») et écrivit des articles pour des magazines populaires. Son projet pour son prochain livre était d&#8217;aborder le thème de l&#8217;évolution, mais la publication de<em>Evolution in Action</em> de Julian Huxley (ainsi que ses propres difficultés à trouver une approche claire et attrayante du sujet) l&#8217;amena à abandonner ce projet. Son attention se porta plutôt sur la protection de l&#8217;environnement. Elle réfléchit à un projet de livre sur l&#8217;environnement provisoirement intitulé <em>Remembrance of the Earth</em>(<em>Souvenirs de la Terre</em>) et s&#8217;impliqua dans des groupes de protection de l&#8217;environnement tels que The Nature Conservancy. Elle fit aussi des projets pour acheter et préserver de l&#8217;aménagement une zone du Maine qu&#8217;elle et Freeman appelaient les « Bois Perdus »<sup>21</sup>.</p>
<p>Au début de l&#8217;année 1957, une troisième tragédie familiale survint lorsque l&#8217;une des nièces dont elle s&#8217;était occupée dans les années 1940 mourut à l&#8217;âge de 31 ans, laissant son fils de cinq ans, Roger Christie, orphelin. Carson adopta le garçon, tout en continuant à s&#8217;occuper de sa mère ; cette période laissa sa marque sur Carson. Elle déménagea à Silver Spring, dans le Maryland, pour s&#8217;occuper de Roger, et elle passa la majeure partie de l&#8217;année 1957 à mettre de l&#8217;ordre dans leur nouvelle vie de famille et à se concentrer sur des menaces spécifiques pour l&#8217;environnement<sup>22</sup>.</p>
<p>En automne 1957, Carson surveillait de près des propositions fédérales d&#8217;épandage de pesticides à grande échelle ; le Département de l&#8217;Agriculture projetait d&#8217;éradiquer les fourmis de feu, et d&#8217;autres programmes d&#8217;épandage utilisant des hydrocarbures chlorés et des organophosphates commençaient à voir le jour<sup>23</sup>. Jusqu&#8217;à la fin de sa vie, Carson se concentra principalement sur les dangers de l&#8217;utilisation intensive de pesticides.</p>
<h3><span id="Printemps_silencieux" class="mw-headline"><em>Printemps silencieux</em></span></h3>
<div class="detail">Article détaillé : Printemps silencieux.</div>
<div class="detail">Articles connexes : Chronologie de l&#8217;écologisme et Dichlorodiphényltrichloroéthane.</div>
<h4><span id="Recherches_et_.C3.A9crits" class="mw-headline">Recherches et écrits</span></h4>
<p>Dès le milieu des années 1940, Carson s&#8217;inquiéta de l&#8217;utilisation de pesticides synthétiques, dont beaucoup avaient été développés à travers des recherches militaires depuis la Seconde Guerre mondiale. Ce fut cependant le programme d&#8217;éradication des fourmis de feu du Département de l&#8217;Agriculture qui poussa Carson à consacrer ses recherches, ainsi que son livre à venir, aux pesticides et aux substances nocives pour l&#8217;environnement. Le programme d&#8217;éradication des fourmis de feu passait par un épandage aérien de DDT et d&#8217;autres pesticides (mélangés à du fioul), y compris sur des terrains privés. Les propriétaires de Long Island engagèrent des poursuites pour faire stopper l&#8217;épandage, et beaucoup de régions concernées suivirent l&#8217;affaire de près. La section de Washington, D.C. de la Société nationale Audubon s&#8217;opposa activement elle-aussi à de tels programmes d&#8217;épandage, et engagea Carson pour l&#8217;aider à rendre publique la nature exacte des techniques d&#8217;épandage du gouvernement et les recherches associées<sup>24</sup>.</p>
<p>Carson commença son travail sur ce qui deviendrait quatre ans plus tard <em>Silent Spring</em> (<em>Printemps silencieux</em>) en collectant des exemples de dégâts sur l&#8217;environnement causés par le DTT. Elle essaya également de rallier d&#8217;autres personnes à sa cause : l&#8217;essayiste E. B. White, et un certain nombre de journalistes et de scientifiques. En 1958, Carson avait conclu un accord de collaboration sur l&#8217;écriture d&#8217;un ouvrage avec Edwin Diamond, un journaliste scientifique de <em>Newsweek</em>. Cependant, quand <em>The New Yorker</em> lui demanda un long article, bien payé, sur le sujet, Carson commença à envisager d&#8217;écrire plus que ce qui était initialement prévu, à savoir une introduction et une conclusion ; très rapidement elle décida de réaliser seule son projet. (Diamond écrivit plus tard une des critiques les plus sévères sur <em>Printemps silencieux</em>)<sup>25</sup>.</p>
<p>Au fur et à mesure que ses recherches progressaient, Carson découvrit qu&#8217;un nombre non négligeable de scientifiques rassemblaient des informations sur les conséquences physiologiques et environnementales des pesticides. Par ailleurs, elle utilisa ses relations avec de nombreux scientifiques du gouvernement pour obtenir des informations confidentielles. Lors de ses lectures d&#8217;écrits scientifiques et d&#8217;entretiens avec d&#8217;autres scientifiques, Carson découvrit qu&#8217;il y avait deux attitudes face aux pesticides : ceux qui écartaient la possibilité d&#8217;un danger lié à l&#8217;épandage de pesticides en omettant des preuves concluantes, et ceux qui étaient ouverts à une potentielle nocivité et étaient enclins à envisager des méthodes alternatives comme la lutte biologique<sup>26</sup>.</p>
<p>En 1959, le Service de recherches en agriculture (Agricultural Research Service) du département de l&#8217;Agriculture répondit aux attaques de Carson et d&#8217;autres par un film destiné au public : <em>Fire Ants on Trial</em>. Carson le décrivit comme une « propagande flagrante » qui ne tenait pas compte des dangers que l&#8217;épandage de pesticides (particulièrement le dieldrine et l&#8217;heptachlore) représentent pour l&#8217;homme et la nature. Au cours du printemps cette année-là, Carson écrivit une lettre publiée dans <em>The Washington Post</em> qui attribuait la récente diminution de la population d&#8217;oiseaux à l&#8217;utilisation abusive de pesticides (le « silence des oiseaux », comme elle l&#8217;appelait)<sup>27</sup>. 1959 fut également l&#8217;année du « Great Cranberry Scandal » : les cultures de canneberge des États-Unis de 1957, 1958 et 1959 contenaient des taux importants d&#8217;herbicide aminotriazole (qui causait des cancers sur les rats de laboratoires) et la vente de canneberge fut interrompue. Carson assista aux audiences de la Food and Drug Administration qui s&#8217;ensuivirent, sur la révision de la règlementation sur les pesticides. Elle en sortit découragée par les stratégies agressives des représentants de l&#8217;industrie chimique, parmi lesquelles des témoignages d&#8217;experts pourtant solidement démentis par l&#8217;essentiel des écrits scientifiques qu&#8217;elle avait lus. Elle s&#8217;interrogea également sur d&#8217;éventuelles « incitations financières derrière certains programmes de pesticides»<sup>28</sup>.</p>
<p>Les recherches de Carson à la National Library of Medicine du National Institutes of Health lui permirent de rencontrer des chercheurs en médecine qui étudiaient toute une gamme de produits chimiques pouvant provoquer des cancers. Les travaux du chercheur Wilhelm Hueper, fondateur et directeur de la section cancers environnementaux du National Cancer Institute, étaient de première importance. Il classait de nombreux pesticides comme cancérigènes. Carson et son assistante de recherches, Jeanne Davis, aidées de la bibliothécaire du NIH Dorothy Algie, trouvèrent des preuves étayant la thèse de la relation entre pesticides et cancers ; pour Carson, la toxicité de tout un ensemble de pesticides ne faisait aucun doute, bien que de telles conclusions fussent très controversées en dehors de la petite communauté de scientifiques étudiant la carcinogenèse des pesticides<sup>29</sup>.</p>
<p>En 1960, Carson disposait de données assez fournies, et l&#8217;écriture progressait rapidement. En plus d&#8217;une recherche documentaire minutieuse, elle avait étudié des centaines de cas de personnes exposées aux pesticides, et les maladies et dégâts écologiques qui en résultaient. Cependant, en janvier, un ulcère duodénal suivi de plusieurs infections l&#8217;obligèrent à garder le lit pendant des semaines, retardant d&#8217;autant l&#8217;achèvement de <em>Printemps silencieux</em>. En mars, alors qu&#8217;elle était presque rétablie (et qu&#8217;elle terminait la rédaction des deux chapitres de son livre sur le cancer), elle découvrit qu&#8217;elle avait des kystes dans le sein gauche, dont un nécessitant une mastectomie. Bien que les médecins lui aient décrit l&#8217;opération comme étant préventive, et ne lui aient recommandé aucun traitement supplémentaire, Carson découvrit en décembre que la tumeur était en réalité maligne et que le cancer avait généré des métastases<sup>30</sup>. Ses recherches furent aussi retardées par la révision, en vue d&#8217;une nouvelle édition, de <em>Cette mer qui nous entoure</em>, et par un essai accompagné de photographies réalisé en collaboration avec Erich Hartmann<sup>31</sup>. L&#8217;essentiel des recherches et de la rédaction étaient terminés à l&#8217;automne 1960, excepté la réflexion sur les recherches récentes sur la lutte biologique et d&#8217;autres recherches sur une poignée de nouveaux pesticides. Toutefois, d&#8217;autres problèmes de santé vinrent perturber les dernières retouches en 1961 et début 1962<sup>32</sup>.</p>
<p>Il lui fut difficile de trouver un titre pour son livre ; « Printemps silencieux » avait été suggéré au départ pour le titre du chapitre sur les oiseaux. En août 1961, Carson accepta finalement de suivre les conseils de son agent littéraire, Marie Rodell : <em>Printemps silencieux</em> serait le titre métaphorique pour le livre dans son intégralité (évoquant ainsi un futur désolé pour l&#8217;ensemble du monde naturel) plutôt qu&#8217;un titre de chapitre sur l&#8217;absence de chants d&#8217;oiseaux<sup>33</sup>. Avec l&#8217;accord de Carson, l&#8217;éditeur Paul Brooks de Houghton Mifflin fit faire des illustrations par Louis et Lois Darling, qui conçurent également la couverture. Le dernier passage rédigé fut le premier chapitre, « A Fable for tomorrow » (Un conte pour demain), qui devait amener une introduction plus modérée à ce qui pourrait être autrement un sujet rebutant de par sa gravité. Au milieu de l&#8217;année 1962, Brooks et Carson avaient fini la mise en forme et préparaient le terrain pour la promotion du livre en distribuant le manuscrit à un choix de personnes en vue, pour d&#8217;éventuelles suggestions finales<sup>34</sup>.</p>
<h4><span id="Th.C3.A8se" class="mw-headline">Thèse</span></h4>
<p>Comme l&#8217;écrit le biographe Mark Hamilton Lytle, Carson « décida assez timidement d&#8217;écrire un livre qui remettait en question le paradigme du progrès scientifique qui caractérisait la culture américaine d&#8217;après-guerre. » Le thème principal de <em>Printemps silencieux</em> porte sur les effets importants (et souvent négatifs) de l&#8217;homme sur le monde naturel<sup>35</sup>.</p>
<p>La thèse principal de Carson est que les pesticides ont des effets désastreux sur l&#8217;environnement ; elle affirme que le terme « biocides » leur conviendrait mieux, car leurs effets se limitent rarement aux seuls nuisibles. Le DDT est l&#8217;exemple-type, mais d&#8217;autres pesticides de synthèse font également l&#8217;objet d&#8217;études minutieuses (beaucoup d&#8217;entre eux sont sujets à la bioaccumulation). Carson accuse également l&#8217;industrie chimique de pratiquer intentionnellement la désinformation et les autorités publiques d&#8217;accepter les revendications de l&#8217;industrie sans se poser de questions. L&#8217;essentiel du livre est consacré aux effets des pesticides sur les écosystèmes naturels, mais quatre chapitres détaillent aussi les cas humains d&#8217;empoisonnement par les pesticides, les cancers et autres maux attribués aux pesticides<sup>36</sup>. Sur le DDT et le cancer, qui furent sujets de nombreux débats ultérieurs, Carson en dit peu :</p>
<blockquote>
<div>« Lors de tests en laboratoire sur des animaux, le DDT a produit des tumeurs du foie suspectes. Les scientifiques de la Food and Drug Administration qui ont rapporté la découverte de ces tumeurs n&#8217;étaient pas sûrs de savoir comment les classer, mais estimaient que l&#8217;&nbsp;&raquo;on pouvait les considérer comme des carcinomes de cellules hépatiques dégradées&nbsp;&raquo;. Le Dr. Hueper, auteur de <em>Occupational Tumors and Allied Diseases</em>, classe désormais le DDT de manière précise comme « cancérigène chimique »<sup>37</sup> »</div>
</blockquote>
<p>Carson prédit une aggravation des conséquences des pesticides dans le futur, surtout lorque les nuisibles ciblés développent une résistance aux pesticides alors même que les écosystèmes affaiblis deviennent les proies d&#8217;espèces invasives inattendues. Le livre se termine par une incitation à utiliser l&#8217;approche biologiquecomme alternative aux pesticides chimiques<sup>38</sup>.</p>
<h4><span id="Promotion_et_critiques" class="mw-headline">Promotion et critiques</span></h4>
<p>Carson et les personnes impliquées dans la publication de <em>Printemps silencieux</em> s&#8217;attendaient à de violentes critiques. Ils s&#8217;inquiétaient surtout de la possiblité d&#8217;être poursuivis pour diffamation. Carson, qui devait se soumettre à des séances de radiothérapie pour enrayer la progresssion de son cancer, ne pensait pas avoir assez d&#8217;énergie pour s&#8217;attacher à défendre son ouvrage et répondre aux critiques. En prévision de ces attaques, Carson et son agent essayèrent de trouver autant de soutiens que possible parmi les personnes les plus éminentes avant la sortie du livre<sup>39</sup>.</p>
<p>La plupart des chapitres scientifiques du livre furent revus par des experts scientifiques de référence, parmi lesquels Carson trouva un solide soutien. Carson assista à la conférence de la Maison Blanche pour la protection de l&#8217;environnement en mai 1962; Houghton Mifflin distribua des épreuves de <em>Printemps silencieux</em> à de nombreux délégués, et fit la promotion de la série à paraître dans le <em>New Yorker</em>. Carson envoya une copie, entre autres, au juge William O. Douglas de la cour suprême. Le juge Douglas était un défenseur de longue date de l&#8217;environnement qui avait plaidé contre le refus de la cour de traiter l&#8217;affaire sur l&#8217;épandage de pesticides à Long Island (et avait fourni à Carson une partie des informations contenues dans son chapitre sur les herbicides)<sup>40</sup>.</p>
<p>Bien que <em>Printemps silencieux</em> ait suscité un certain intérêt grâce à la promotion d&#8217;avant publication, le phénomène s&#8217;intensifia lors de la parution de la série dans le<em>New Yorker</em>, qui débuta avec le numéro du 16 juin 1962. Cela attira l&#8217;attention de l&#8217;industrie chimique et de ses lobbies, ainsi qu&#8217;une grande partie de la population américaine. C&#8217;est à cette même époque que Carson apprit que <em>Printemps silencieux</em> avait été sélectionné comme « Livre du mois » en octobre. Comme le disait Carson, cela « le ferait entrer dans les fermes et les hameaux de tous le pays, où l&#8217;on ne sait pas à quoi ressemble une librairie &#8211; et encore moins le <em>New Yorker</em> »<sup>41</sup>. Le livre bénéficia d&#8217;une publicité supplémentaire grâce un éditorial favorable dans <em>The New York Times</em>, des extraits de la série dans <em>Audubon Magazine</em>, et encore en juillet et août lorsque les compagnies chimiques répondirent. L&#8217;affaire de la thalidomide, qui cause des malformations à la naissance, éclata juste avant la parution du livre, conduisant à des comparaisons entre Rachel Carson et Frances Oldham Kelsey, l&#8217;inspectrice de la Food and Drug Administration qui avait fait interdire la vente du médicament aux États-Unis<sup>42</sup>.</p>
<p>Dans les semaines qui précédèrent la publication le 27 septembre, il y eut une forte opposition à <em>Printemps silencieux</em>. DuPont (un des principaux fabricants de DDT et de 2,4-D) et Velsicol Chemical Corporation (seul producteur de chlordane et d&#8217;heptachlore) furent parmi les premiers à réagir. DuPont dressa un long rapport sur la couverture médiatique du livre et une estimation de l&#8217;impact sur l&#8217;opinion publique. Velsicol menaça d&#8217;engager des poursuites contre Houghton Mifflin, <em>The New Yorker</em>et <em>Audubon Magazine</em> si les projets de parution de <em>Printemps silencieux</em> n&#8217;étaient pas abandonnés. Les représentants des compagnies chimiques et leurs lobbyistes déposèrent une série de plaintes non spécifiques, certaines anonymes. Les compagnies chimiques et les organisations liées produisirent un certain nombre de leurs propres brochures et d&#8217;articles faisant la promotion et prenant la défense des pesticides. Toutefois, les avocats de Carson et ses éditeurs avaient confiance en la relecture minutieuse qui avait été faite de <em>Printemps silencieux</em>. Le magazine et les publications du livre eurent lieu comme prévu, tout comme la grande édition « Livre du mois » (comprenant un pamphlet de William O. Douglas, qui approuvait le livre)<sup>43</sup>.</p>
<p>Le biochimiste de la société American Cyanamid, Robert White-Stevens, et l&#8217;ancien chimiste de la même société, Thomas Jukes, furent parmi les critiques les plus virulents, en particulier sur l&#8217;analyse de Carson sur le DDT<sup>44</sup>. Selon White-Stevens, « si l&#8217;homme devait suivre les enseignements de Miss Carson, nous retournerions aux Moyen-Âge, et les insectes, les maladies et la vermine hériteraient une nouvelle fois de la Terre »<sup>45</sup>. D&#8217;autres allèrent plus loin, en attaquant la crédibilité scientifique de Carson (parce que sa formation était la biologie marine et pas la biochimie) et son caractère. White-Stevens la désignait comme « un défenseur fanatique du culte de l&#8217;équilibre de la nature »<sup>46</sup>, et l&#8217;ancien Secrétaire à l&#8217;agriculture Ezra Taft Benson — dans une lettre à Dwight D. Eisenhower — aurait conclut que parce qu&#8217;elle était toujours célibataire et pourtant attirante, elle était « probablement une communiste »<sup>47</sup>.</p>
<p>De nombreux critiques déclarèrent à plusieurs reprises qu&#8217;elle demandait l&#8217;élimination de tous les pesticides. Cependant, Carson avait clairement dit qu&#8217;elle ne préconisait pas l&#8217;interdiction ou le retrait total des pesticides utiles, mais plutôt qu&#8217;elle encourageait une utilisation responsable et bien gérée, tenant compte de l&#8217;impact des produits chimiques sur tout l&#8217;écosystème<sup>48</sup>. En fait, elle conclut la partie de <em>Printemps silencieux</em> sur le DDT non pas par en préconisant son interdiction totale, mais en suggérant un épandage aussi restreint que possible, pour limiter le développement de résistances<sup>49</sup>.</p>
<p>La communauté universitaire — parmi laquelle d&#8217;éminents défenseurs comme H. J. Muller, Loren Eiseley, Clarence Cottam, et Frank Egler — soutenait globalement les arguments scientifiques du livre; l&#8217;opinion publique ne tarda pas à se ranger également aux côtés de Carson. La campagne de l&#8217;industrie chimique échoua et la controverse contribua largement à la prise de conscience du public des dangers potentiels des pesticides, de même que les ventes de <em>Printemps silencieux</em>. L&#8217;utilisation de pesticides devint une question publique centrale, surtout après la diffusion du reportage télévisé spécial de CBS Reports « Le printemps silencieux de Rachel Carson » le 3 avril 1963. Le programme comprenait des moments où Carson lisait des passages de <em>Printemps silencieux</em>, et des interviews avec un certain nombre d&#8217;experts, essentiellement des critiques (dont White-Stevens). Selon la biographe Linda Lear, « à côté du Dr. Robert White-Stevens dans sa blouse blanche, avec son regard fou et sa grosse voix, Carson ressemblait à tout sauf à l&#8217;alarmiste hystérique que les critiques décrivaient »<sup>50</sup>. Les réactions de l&#8217;audience, estimée de 10 à 15 millions de téléspectateurs furent largement positives et le programme déclencha une analyse des dangers liés aux pesticides sollicitée par le Congrès, et un rapport du President&#8217;s Science Advisory Committee (Comité de conseil scientifique) fut rendu public<sup>51</sup>. Environ un an après sa publication, les attaques contre le livre et contre Carson avaient largement perdu de leur ampleur<sup>52</sup><sup>,</sup><sup>53</sup>.</p>
<p>Dans l&#8217;une de ses dernières apparitions publiques, Carson témoigna devant le <em>Science Advisory Committee</em> du président Kennedy. Le comité publia un rapport le 15 mai 1963, soutenant largement les revendications scientifiques de Carson<sup>54</sup>. Après la publication du rapport, elle témoigna également devant une sous-commission du Sénat pour faire des recommandations. Bien que Carson ait reçu des centaines d&#8217;autres demandes d&#8217;allocutions, elle dut en décliner une grande majorité. Sa santé se détériorait sans cesse, car son cancer prenait le pas sur la radiothérapie et ne lui laissait que de brèves périodes de rémission. Toutefois, elle fit autant de discours que sa santé le lui permettait, dont une apparition notable sur le plateau de l&#8217;émission télévisée <em>The Today Show</em> et des discours pour des dîners donnés en son honneur. À la fin 1963, elle reçut une série de prix et d&#8217;hommages: le Prix Paul Bartsch (de la Audubon Naturalist Society), la Médaille Audubon (de la American Geographical Society), et un siège à la American Academy of Arts and Letters<sup>55</sup>.</p>
<p>Affaiblie par son cancer du sein et son régime de traitements, Carson contracta un virus respiratoire en janvier 1964. Sa condition empira à partir de ce moment: en février, les docteurs découvrirent une anémie sévère due aux traitements par radiation, et en mars que le cancer avait atteint le foie. Elle décéda d&#8217;une crise cardiaque le 14 avril 1964 à l&#8217;âge de 56 ans<sup>56</sup>.</p>
<h2><span id="H.C3.A9ritage" class="mw-headline">Héritage</span></h2>
<h3><span id="Recueils_de_notes_et_publications_posthumes" class="mw-headline">Recueils de notes et publications posthumes</span></h3>
<p>Carson légua ses notes et manuscrits à l&#8217;Université Yale pour tirer parti des derniers équipements en matière de préservation de la Bibliothèque Beinecke de livres rares et manuscrits. Son agent de toujours et exécutrice testamentaire, Marie Rodell, passa près de deux ans à organiser et cataloguer les notes de Carson ainsi que ses correspondances, renvoyant toutes les lettres aux expéditeurs respectifs, pour que seuls les contenus autorisés fassent partie des archives<sup>57</sup><sup>,</sup><sup>58</sup>.</p>
<p>In 1965, Rodell coodonna la publication d&#8217;un essai que Carson avait prévu de développer pour en faire un livre : <em>A Sense of Wonder</em>. L&#8217;essai, qui était accompagné de photographies de Charles Pratt notamment, encourgeait les enfants, aidés de leurs parents, à ressentir « l&#8217;éternel plaisir du contact avec le monde de la nature », qui « est accessible à toute personne qui se place sous l&#8217;influence de la terre, de la mer et du ciel, et de leur vie stupéfiante. » (En anglais : <em>the lasting pleasures of contact with the natural world, which are available to anyone who will place himself under the influence of earth, sea and sky and their amazing life</em>)<sup>59</sup>.</p>
<p>Outre les lettres publiées dans <em>Always Rachel</em>, un certain nombre des travaux non publiés de Carson furent colligés et publiés en 1998, sous la direction de Linda Lear, sous le titre <em>Lost Woods: The Discovered Writing of Rachel Carson</em>. Tous les ouvrages de Carson sont encore édités<sup>59</sup>.</p>
<h3><span id=".C3.89cologisme_populaire_et_EPA" class="mw-headline">Écologisme populaire et EPA</span></h3>
<p>L&#8217;œuvre de Carson eut un considérable impact sur le mouvement écologiste. <em>Printemps silencieux</em>, en particulier, fut un point de ralliement pour le mouvement social naissant des années 1960. Selon l&#8217;environnementaliste H. Patricia Hynes, qui a étudié les travaux de Carson, « <em>Printemps silencieux</em> a changé l&#8217;équilibre des forces dans le monde. Personne ne peut plus présenter aussi facilement la pollution comme un effet secondaire et nécessaire du progrès sans être critiqué »<sup>60</sup>. L&#8217;œuvre de Carson, et l&#8217;activisme qu&#8217;elle inspira sont, au moins en partie, à l&#8217;origine du mouvement d&#8217;écologie profonde, et de la montée en puissance depuis les années 1960 du mouvement écologiste populaire dans son ensemble. Elle eut également une influence dans la montée de l&#8217;écoféminisme et sur de nombreux scientifiques féministes.</p>
<p>L&#8217;héritage de Carson le plus direct pour le mouvement écologiste fut la campagne pour l&#8217;interdiction du DDT aux États-Unis (et les efforts pour l&#8217;interdire ou limiter son utilisation dans le monde entier). Bien que les inquiétudes au sujet de l&#8217;impact environnemental du DDT aient été pris en compte dès le témoignage de Carson devant le Président&#8217;s Science Advisory Committee, la création en 1967 de Environmental Defense Fund, une organisation de protection de l&#8217;environnement, fut le premier évènement marquant dans la campagne contre le DDT. L&#8217;organisation engagea des procès contre le gouvernement américain pour « faire reconnaître le droit du citoyen à un environnement propre » ; les arguments de l&#8217;organisation contre le DDT était très similaires à ceux de Carson. En 1972, le Environmental Defense Fund et d&#8217;autres groupes activistes obtinrent l&#8217;interdiction progressive du DDT aux États-Unis (sauf pour les cas d&#8217;urgence).</p>
<p>La création, en 1970, de l&#8217;Agence de protection de l&#8217;environnement (en anglais, Environmental Protection Agency, EPA) répondit à un autre des problèmes que Carson avait mis au jour. Jusqu&#8217;alors, la même agence (le Département de l&#8217;Agriculture) était responsable à la fois de réguler les pesticides et de mettre en avant les problèmes de l&#8217;industrie agricole. Carson y voyait un conflit d&#8217;intérêt, puisque le département n&#8217;était pas responsable des effets sur la nature ou d&#8217;autres problèmes environnementaux, en dehors des politiques agricoles. Quinze ans après sa création, un journaliste décrivit l&#8217;EPA comme l&#8217;héritage de <em>Printemps silencieux</em>. Beaucoup des premiers travaux de l&#8217;agence, comme le renforcement du Federal Insecticide, Fungicide, and Rodenticide Act de 1972, étaient directement liés à l&#8217;œuvre de Carson<sup>61</sup>.</p>
<h3><span id="R.C3.A9actions_.C3.A0_l.27.C3.A9cologisme_et_aux_restrictions_sur_le_DDT" class="mw-headline">Réactions à l&#8217;écologisme et aux restrictions sur le DDT</span></h3>
<p>Carson et le mouvement écologiste furent —et continuent à être— critiqués par certains conservateurs, qui affirment que les restrictions sur les pesticides ont causé des morts inutiles et freinent le développement de l&#8217;agriculture, et plus généralement que la réglementation sur l&#8217;environnement gêne inutilement une économie libre<sup>62</sup><sup>,</sup><sup>63</sup>. Par exemple, le magazine conservateur <em>Human Events</em> a donné une mention honorable à <em>Printemps silencieux</em> pour les « 10 livres les plus nuisibles des<span class="romain" title="Nombre 19 écrit en chiffres romains">XIX</span><sup>e</sup> et <span class="romain" title="Nombre 20 écrit en chiffres romains">XX</span><sup>e</sup> siècles »<sup>64</sup>.</p>
<p>Les accusations de Carson contre le DDT ont subi les plus violentes attaques. Dans les années 1980, l&#8217;administration Reagan chercha à faire abroger un maximum de réformes environnementales, et Carson et ses travaux étaient des cibles évidentes. Le chercheur en sciences politiques Charles Rubin fut l&#8217;un des critiques les plus bruyants des années 1980 et 1990, bien qu&#8217;il n&#8217;ait accusé Carson que de sélectionner ses sources et de fanatisme (contrairement aux critiques plus virulentes que Carson reçut à la sortie de <em>Printemps silencieux</em>). Après 2000, les critiques ont accusé Carson d&#8217;être responsable de millions de morts dues à la malaria, à travers les interdictions sur le DDT que ses travaux avaient engendrées. Certains ont attribué jusqu&#8217;à 100 millions de morts à Carson, même si le biographe Mark Hamilton Lytle juge ces estimations irréalistes, de même que d&#8217;accuser Carson d&#8217;être « responsable » des interdictions sur le DDT. Il avance que la malaria est beaucoup moins importante en Afrique qu&#8217;un certain nombre de problèmes de santé publique plus étendus et évitables<sup>65</sup>. Carson n&#8217;a jamais appelé à interdire complètement le DDT<sup>66</sup>.</p>
<p>Certains experts ont avancé que les restrictions sur l&#8217;utilisation agricole du DDT (une des choses que Carson a effectivement préconisées) ont augmenté son efficacité dans la lutte contre la malaria. Selon le défenseur du DDT Amir Attaran, l&#8217;interdiction de l&#8217;utilisation agricole du DDT, déclarée à la Convention de Stockholmde 2004, « vaut mieux qu&#8217;un statu quo… Pour la première fois un insecticide est limité au seul contrôle des vecteurs, ce qui signifie que la sélection des moustiques résistants sera plus lente qu&#8217;avant »<sup>67</sup>. Mais si l&#8217;héritage de Carson est intimement lié au DDT, Roger Bate, de l&#8217;organisation en faveur du DDT Africa Fighting Malaria, appelle à la prudence : « beaucoup de gens ont utilisé Carson pour mettre en avant leurs propres actions. Il faut simplement être très prudent losque l&#8217;on parle de quelqu&#8217;un qui est mort en 1964 »<sup>68</sup>.</p>
<h3><span id="Distinctions_posthumes" class="mw-headline">Distinctions posthumes</span></h3>
<p>Depuis sa mort, divers groupes —allant d&#8217;institutions gouvernementales à des organisations de protection de l&#8217;environnement ou encore à des associations d&#8217;érudits— ont rendu hommage à la vie de Carson et à ses travaux. Le 9 juin 1980 Carson reçut à titre posthume la Médaille présidentielle de la liberté, le plus haute distinction civile aux États-Unis, en reconnaissance de son influence sur le président Kennedy et son rôle primordial dans le mouvement écologiste<sup>69</sup>. Un timbre de la poste américaine fut émis en son honneur l&#8217;année suivante ; plusieurs autres pays ont depuis eux aussi émis des timbres à l&#8217;effigie de Carson<sup>70</sup>.</p>
<p>Le lieu de naissance de Carson, à Springdale (Pennsylvania), où elle passa également son enfance — et désormais appelé le Rachel Carson Homestead— fut classé au Registre national des sites historiques, et l&#8217;association à but non lucratif Rachel Carson Homestead Association fut créée en 1975 pour gérer le site<sup>71</sup>. Près de Pittsburgh, un chemin de randonnée de 57,4 km, entretenu par le Rachel Carson Trails Conservancy, lui fut dédié en 1975<sup>72</sup>. Un pont de Pittsburg fut aussi renommé en son honneur : le Rachel Carson Bridge<sup>73</sup>.</p>
<p>Plusieurs zones protégées ont aussi été nommées en l&#8217;honneur de Carson. Entre 1964 et 1990, 263 hectares furent acquis dans le Comté de Montgomery (Maryland), près de Brookeville, et devinrent le Rachel Carson Conservation Park, administré par la Maryland-National Capital Park and Planning Commission<sup>74</sup>. En 1969, le Coastal Maine National Wildlife Refuge devint le Rachel Carson National Wildlife Refuge ; des extensions amèneront la taille du refuge à 3692 hectares<sup>75</sup>. En 1985, la Caroline du Nord renomma l&#8217;une de ses réserves estuaires à Beaufort en l&#8217;honneur de Carson<sup>76</sup>.</p>
<p>Le nom Carson a été fréquemment donné à des prix remis par des institutions philanthropiques ou éducatives, ou des organisations de savants. Le Prix Rachel Carson, créé a Stavanger en Norvège en 1991, est remis aux femmes qui ont apporté leur contribution au domaine de la protection de l&#8217;environnement<sup>77</sup>. La American Society for Environmental History remet un Prix Rachel Carson pour le Meilleur Mémoire depuis 1993<sup>78</sup>. Depuis 1998, il existe un prix du livre Rachel Carson pour « un ouvrage d&#8217;intérêt social ou politique dans le domaine de la science et des technologies »<sup>79</sup>.</p>
<h4><span id="Centenaire" class="mw-headline">Centenaire</span></h4>
<div class="thumb tright">
<div class="thumbinner"><img class="thumbimage" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7c/Rachel_Carson_100th_birthday_crowd.jpg/180px-Rachel_Carson_100th_birthday_crowd.jpg" alt="" width="180" height="135" /></p>
<div class="thumbcaption">
<p>La fête du 100<sup>e</sup> anniversaire de Rachel Carson à Springdale (Pennsylvanie)</div>
</div>
</div>
<p>2007 fut le centenaire de la naissance de Rachel Carson. Le Jour de la Terre, le 22 avril 2007, fut publié <em>Courage for the Earth: Writers, Scientists, and Activists Celebrate the Life and Writing of Rachel Carson</em> (en français, Courage pour la Terre : des écrivains, des scientifiques, et des activistes célèbrent la vie et les écrits de Rachel Carson). L&#8217;ouvrage est présenté comme « une évaluation de la vie courageuse de Rachel Carson et de ses écrits révolutionnaires, à l&#8217;occasion du centenaire » ; c&#8217;est une collection de treize essais rédigés par d&#8217;éminents scientifiques et écrivains<sup>80</sup>. Le sénateur démocrate Benjamin L. Cardin duMaryland a tenté de faire adopter une résolution pour rendre hommage à Carson pour son « héritage de rigueur scientifique doublée d&#8217;une sensibilité poétique » pour le centième anniversaire de sa naissance. Cette résolution fut bloquée par le sénateurrépublicain Tom Coburn de l&#8217;Oklahoma<sup>81</sup>, qui a dit que « l&#8217;on s&#8217;était enfin débarrassé de la science de pacotille et de la stigmatisation du DDT —l&#8217;insecticide le plus économique et le plus efficace de la planète »<sup>82</sup>. Le 27 mai, la Rachel Carson Homestead Association a organisé une fête d&#8217;anniversaire et un grand festin chez elle, à Springdale, ainsi que plusieurs événements se tenant tout au long de l&#8217;année.</p>
<h2><span id="Annexes" class="mw-headline">Annexes</span></h2>
<h3><span id="Liste_partielle_des_publications" class="mw-headline">Liste partielle des publications</span></h3>
<p><em>Titres en anglais, traductions à compléter</em></p>
<ul>
<li><em>Under the Sea Wind</em>, 1941, Simon &amp; Schuster, Penguin Group, 1996,<small>(ISBN 0-14-025380-7)</small></li>
<li><em>The Sea Around Us</em>, 1951, Oxford University Press, 1991,<small>(ISBN 0-19-506997-8)</small></li>
<li><em>The Edge of the Sea</em>, 1955, Mariner Books, 1998, <small>(ISBN 0-395-92496-0)</small></li>
<li><span id="Silent" class="ouvrage"><span title="Langue : anglais">(en)</span> Rachel Carson, <cite lang="en" xml:lang="en">Silent Spring</cite>, Houghton Mifflin, Boston, 1962 (réimpr. Mariner Books, 2002) <small>(ISBN 0-618-24906-0)</small></span>Traduction française éditions wildproject. 2009.</li>
<li><em>The Sense of Wonder</em>, 1965, HarperCollins, 1998: <small>(ISBN 0-06-757520-X)</small></li>
<li><em>Lost Woods: The Discovered Writing of Rachel Carson</em>, Beacon Press, 1998, <small>(ISBN 0-8070-8547-2)</small></li>
</ul>
<h3><span id="Orientation_bibliographique" class="mw-headline">Orientation bibliographique</span></h3>
<h4><span id="Biographie_2" class="mw-headline">Biographie</span></h4>
<ul>
<li><span id="CITEREFPaul_Brooks1989" class="ouvrage"><span title="Langue : anglais">(en)</span> Paul Brooks, <cite lang="en" xml:lang="en">Rachel Carson. The writer at work</cite>, Sierra Club Books, San Francisco, 1989, 360<span title="nombre total de page"> p.</span> <small>(ISBN 084466989X)</small>, « xx »</span></li>
<li><span id="LL" class="ouvrage"><span title="Langue : anglais">(en)</span> Linda Lear, <cite lang="en" xml:lang="en">Rachel Carson. The life of the author of Silent Spring</cite>, Henry Holt and Company, New York, 1997, 634<span title="nombre total de page"> p.</span> <small>(ISBN 0713992360)</small>, « xviii »</span></li>
<li><span id="CITEREFMary_A._Mccay1993" class="ouvrage"><span title="Langue : anglais">(en)</span> Mary A. Mccay, <cite lang="en" xml:lang="en">Rachel Carson</cite>, Twayne Publishers, New York, 1993, 125<span title="nombre total de page"> p.</span> <small>(ISBN 0805739882)</small>, « xvii »</span></li>
<li><span id="CITEREF1991" class="ouvrage"><span title="Langue : anglais">(en)</span> <cite lang="en" xml:lang="en">Rachel Carson</cite>, Silver Burdett Press Inc., coll. « Pioneers in change », Englewood Cliffs, New Jersey, 1991, 138<span title="nombre total de page"> p.</span> <small>(ISBN 0382241746)</small></span></li>
<li><span id="MHL" class="ouvrage"><span title="Langue : anglais">(en)</span> Mark Hamilton Lytle, <cite lang="en" xml:lang="en">Rachel Carson, Silent Spring, and the Rise of the Environmental Movement</cite>, Oxford University Press, coll. « The Gentle Subversive », janvier 2007, 288<span title="nombre total de page"> p.</span> <small>(ISBN 9780195172478)</small></span></li>
<li><span id="PH" class="ouvrage"><span title="Langue : anglais">(en)</span> Patricia H. Hynes, <cite lang="en" xml:lang="en">The Recurring Silent Spring</cite>, Pergamon, coll. « Athene Series », septembre 1989, 227<span title="nombre total de page"> p.</span> <small>(ISBN 978-0080371160)</small></span></li>
</ul>
<h4><span id="Sur_l.E2.80.99h.C3.A9ritage_de_Rachel_Carson" class="mw-headline">Sur l’héritage de Rachel Carson</span></h4>
<ul>
<li>Shirley A. Briggs (1987). Rachel Carson : her vision and her legacy, “Silent Sprint” revisited [based on a symposium on the topics posed in Rachel Carson's Silent spring, held in Philadelphia, Aug. 1984] (MARCO G.J., HOLLINGWORTH R.M. &amp; DURHAM W. dir.), American Chemical Society (Washington) : 3-11.</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Biographie de Edward GOLDSMITH</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Jun 2009 09:47:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographie des personnalités écologistes]]></category>

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		<description><![CDATA[Edward Teddy Goldsmith né à Paris en 1928 et décédé près de Sienne en Italie le 21 août 2009, était un philosophe, écologiste, et fondateur de la revue The Ecologist (1969) ainsi que de son édition française L&#8217;Ecologiste (2000). Il était également co-fondateur de l&#8217;association Survival International (1968) et de l&#8217;association Ecoropa (1975). Il fut le frère du magnat James &#171;&#160;Jimmy&#160;&#187; Goldsmith. Teddy Goldsmith fréquente la Nouvelle Droite. Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Edward Teddy Goldsmith</strong> né à Paris en 1928 et décédé près de Sienne en Italie le 21 août 2009, était un philosophe, écologiste, et fondateur de la revue <em>The Ecologist</em> (1969) ainsi que de son édition française L&#8217;Ecologiste (2000). Il était également co-fondateur de l&#8217;association Survival International (1968) et de l&#8217;association Ecoropa (1975). Il fut le frère du magnat James &laquo;&nbsp;Jimmy&nbsp;&raquo; Goldsmith.</p>
<p>Teddy Goldsmith fréquente la Nouvelle Droite. Le 27 novembre 1994, il a participé à sa première conférence en tant qu&#8217;invité d’honneur 28e colloque du GRECE. Il assiste régulièrement aux conférences d’Alain de Benoist<sup id="cite_ref-0" class="reference">1</sup>.</p>
<p>Teddy Goldsmith fut particulièrement connu pour ses idées anti-industrielles, rurales et sa sympathie pour les peuples traditionnels et leurs systèmes de pensée. Dans le mouvement politique des Verts anglais, il est vu comme un romantique, qui regarde avec nostalgie le monde d&#8217;avant la Révolution industrielle.</p>
<p>Il fut récipendiaire du prix Nobel alternatif en 1991, pour ses efforts de pionnier pour élever la prise de conscience des problèmes écologiques.</p>
<table id="toc" class="toc" border="0">
<tbody>
<tr>
<td>
<div id="toctitle">
<h2>Sommaire</h2>
</div>
<ul>
<li class="toclevel-1 tocsection-1"><span class="tocnumber">1</span> <span class="toctext">Bibliographie</span></li>
<li class="toclevel-1 tocsection-2"><span class="tocnumber">2</span> <span class="toctext">Voir aussi</span></li>
<li class="toclevel-1 tocsection-3"><span class="tocnumber">3</span> <span class="toctext">Notes et références</span></li>
</ul>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2><span id="Bibliographie" class="mw-headline">Bibliographie</span></h2>
<ul>
<li><em>Can Britain Survive?</em> (Editor. 1971).</li>
<li><em>Blueprint for Survival</em> (Co-author. Penguin, 1972). Trad. fr. <em>Changer ou disparaître</em>, Fayard, 1973.</li>
<li><em>The Stable Society</em> (Author. 1978).</li>
<li><em>La Médecine à la Question</em> (Editor &amp; part author. 1981).</li>
<li><em>The Social and Environmental Effects of Large Dams</em> :</li>
<li><em>Volume I 1984</em> (Co-author).</li>
<li><em>Volume II 1986</em> (Co-editor).</li>
<li><em>Volume III 1992</em> (Co-editor).</li>
<li><em>The Great U-Turn: De-industrialising Society</em> (Author. Green Books, 1988).</li>
<li><em>The Earth Report</em> (Co-editor. 1988). Trad. fr. <em>Rapport sur la planète Terre</em>, Stock, 1990.</li>
<li><em>Gaia, the Thesis, the Mechanisms and the Implications</em> (Co-editor. 1988).</li>
<li><em>Gaia and Evolution</em> (Co-editor. 1990).</li>
<li><em>5,000 Days to Save the Planet</em> (Co-author. 1990).</li>
<li><em>The Way, an Ecological World-View</em> (Auteur, 1992). Trad. fr. <em>Le défi du XXIème siècle. Une vision écologique du monde</em>, Le Rocher, 1994, rééd. sous le titre <em>Le Tao de l&#8217;écologie. Une vision écologique du monde</em>, Le Rocher, 30 juin 2002</li>
<li><em>The Case Against the Global Economy: and for a turn towards the local</em> (Co-dirigé avec Jerry Mander, 1996), Trad. fr. <em>Le Procès de la Mondialisation</em>, Fayard, 2001.</li>
<li><em>The trap snaps shut again</em> (Editor. 2001). Trad. fr. <em>Le Piège se Referme. Jimmy Goldsmith avait-il raison ?</em>, Plon, 2002.</li>
<li><em>Les sept sentiers de l&#8217;écologie</em>, Alphée, 2006.</li>
</ul>
<h2><span id="Voir_aussi" class="mw-headline">Voir aussi</span></h2>
<ul>
<li>Famille Goldschmidt</li>
<li>Jimmy Goldsmith</li>
<li>Survival International</li>
<li>Entretien et portraits d&#8217;Edward Goldsmith par Ariane Laroux dans <em>Portraits Parlés</em> aux éditions de l&#8217;Age d&#8217;Homme</li>
<li>Entretien et parcours pour ses 70 ans, avec Laurent Ozon dans : [1]</li>
</ul>
<h2><span id="Notes_et_r.C3.A9f.C3.A9rences" class="mw-headline">Notes et références</span></h2>
<div class="references-small">
<div>
<ol class="references">
<li id="cite_note-0"><span class="renvois_vers_le_texte">↑</span> Par Eric Krebbers, Goldsmith soutient la gauche et l’extrême droite<small class="cachelinks"> [archive]</small>, De Fabel van de illegaal 36, septembre 1999.</li>
</ol>
</div>
</div>
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		<title>Biographie de Chen DAOJUN</title>
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		<pubDate>Wed, 06 May 2009 18:22:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographie des personnalités écologistes]]></category>

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		<description><![CDATA[Chen Daojun, âgé de 40 ans, est un journaliste, essayiste de Chengdu, militant écologiste et dissident chinois. Il a été journaliste de plusieurs journaux provinciaux entre 1998 et 2002, avant qu’il ne démissionne de son poste officiel du Parti communiste chinois. Il a publié 3 articles traitant des troubles au Tibet en 2008 et des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chen Daojun</strong>, âgé de 40 ans, est un journaliste, essayiste de Chengdu, militant écologiste et dissident chinois.</p>
<p>Il a été journaliste de plusieurs journaux provinciaux entre 1998 et 2002, avant qu’il ne démissionne de son poste officiel du Parti communiste chinois.<sup id="cite_ref-0"></sup></p>
<p>Il a publié 3 articles traitant des troubles au Tibet en 2008 et des problèmes de libertés civiles.</p>
<p>Il a publié un article le 5 mai sur le site China E-Weekly réclamant l’arrêt de usine pétrochimique de Pengzhou située à 40 km de Chengdu. Il a été arrêté le 9 mai 2008, pour &laquo;&nbsp;tentative de subversion du pouvoir de l’Etat&nbsp;&raquo;, car il aurait participé à un rassemblement dénonçant des risques environnementaux.<sup id="cite_ref-1"></sup></p>
<p>Il a été arrêté à son domicile mis à sac par une dizaine de policiers. L’association Chinese PEN avait parlé d’une &laquo;&nbsp;nouvelle manifestation de paranoïa de la part des autorités à l’égard des dissidents, à l’approche des Jeux olympiques&nbsp;&raquo;. Il a été incarcéré au centre de détention du Bureau de sécurité publique du Comté de Jintang.<sup id="cite_ref-2"></sup></p>
<p>Le 17 juin 2008, l’association PEN club a appris que Chen Daojun avait en fait été inculpé “d’incitation au séparatisme” probablement en raison de ses articles sur le Tibet.<sup id="cite_ref-3"></sup></p>
<p>Sur cette base, le 5 novembre 2008, le tribunal populaire de Jintang (Sichuan) aurait inculpé Chen Daojun.<sup id="cite_ref-4"></sup></p>
<p>Son avocat, Zhu Jiuhu, a défendu Chen Daojun, affirmant qu&#8217;il n&#8217;avait commis aucun crime, et que le 14<sup>e</sup> Dalaï Lama ne demandait pas l&#8217;indépendance, mais une autonomie significative, indiquant que cela n&#8217;est pas contraire à la Constitution chinoise, et qu&#8217;au contraire, le gouvernement chinois n&#8217;honorait pas l&#8217;accord en 17 points signé sous la contrainte par les représentant tibétains en 1951.<sup id="cite_ref-5"></sup><sup id="cite_ref-6"></sup></p>
<p>Le 22 novembre 2008, à l’issue d’un procès de 30 minutes, le tribunal de Chengdu a condamné Chen Daojun à 3 ans de prison<sup id="cite_ref-7"><span> </span></sup>pour subversion.<sup id="cite_ref-8"></sup> L&#8217;inculpation pour séparatisme n&#8217;a pas été citée au procès, sans que l&#8217;on sache pourquoi cette charge a été abandonnée.</p>
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		<title>Biographie de René DUMONT</title>
		<link>http://www.toogezer.com/2009/04/04/rene-dumont/</link>
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		<pubDate>Sat, 04 Apr 2009 09:49:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographie des personnalités écologistes]]></category>

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		<description><![CDATA[René Dumont, né le 13 mars 1904 à Cambrai (Nord) et mort le 18 juin 2001, est un agronome du développement français, connu pour son engagement écologiste.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>René Dumont</strong>, né le 13 mars 1904 à Cambrai (Nord) et mort le 18 juin 2001, est un agronome du développement français, connu pour son engagement écologiste.</p>
<table id="toc" class="toc" border="0">
<tbody>
<tr>
<td>
<div id="toctitle">
<h2>Sommaire</h2>
</div>
<ul>
<li class="toclevel-1 tocsection-1"><span class="tocnumber">1</span> <span class="toctext">Biographie</span></li>
<li class="toclevel-1 tocsection-2"><span class="tocnumber">2</span> <span class="toctext">Œuvres</span></li>
<li class="toclevel-1 tocsection-3"><span class="tocnumber">3</span> <span class="toctext">Bibliographie</span></li>
<li class="toclevel-1 tocsection-4"><span class="tocnumber">4</span> <span class="toctext">Filmographie</span></li>
<li class="toclevel-1 tocsection-5"><span class="tocnumber">5</span> <span class="toctext">Notes et Références</span></li>
</ul>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2><span id="Biographie" class="mw-headline">Biographie</span></h2>
<p>René Dumont est né à Cambrai (19, allée Saint-Roch), le 13 mars 1904. Son père, Rémy, fils de paysans, lui inculqua l&#8217;amour de la terre. Instituteur rural puis professeur spécial d&#8217;agriculture, Rémy participa à la rédaction du premier Larousse agricole. Sa mère, née Françoise Busque, fut en 1898 l&#8217;une des premières femmes agrégées de mathématiques en France<sup>1</sup>. D&#8217;abord professeur de sciences, elle devint directrice de collège. Sa fonction la mena à Arras où René fut marqué par l&#8217;horreur la 1<sup>re</sup> guerre mondiale, puis à Amiens, à Évreux et enfin àMontargis, au collège du Chinchon. En 1920, René y côtoya de jeunes Chinois qui allaient ensuite lancer la révolution dans leur pays<sup>2</sup>.</p>
<p>Entré brillamment<sup>3</sup> en 1922 à l&#8217;Institut national agronomique (INA), il en sort avec un diplôme d&#8217;ingénieur agronome en poche. Commençant sa carrière au Viêt Nam (1929), il se révolte contre le colonialisme et revient à Paris pour occuper la chaire de professeur d&#8217;agriculturecomparée (1933-1974) à l&#8217;Institut national agronomique puis à l&#8217;Institut national agronomique Paris-Grignon (INA P-G).</p>
<p>René Dumont a commencé sa carrière en soutenant le modèle agricole de l&#8217;époque, basé sur l&#8217;utilisation des fertilisants chimiques et sur lemachinisme agricole. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a même écrit des articles dans <em>La Terre française</em>, hebdomadaire contrôlé, comme toute la presse française, par le gouvernement collaborationniste du Maréchal Pétain et prônant le corporatisme agricole.</p>
<p>Toutefois, il a été l&#8217;un des premiers à dénoncer les dégâts issus de la Révolution verte et à lutter contre l&#8217;agriculture productiviste. Il fut un expert aux Nations unies et à la FAO et est l&#8217;auteur d&#8217;une trentaine d&#8217;ouvrages. Grand voyageur, il était spécialiste des problèmes du monde agricole dans les pays sous-développés.</p>
<p>Il soutenait en particulier :</p>
<ul>
<li>le contrôle démographique ;</li>
<li>les économies d&#8217;énergie ;</li>
<li>la coopération internationale envers les pays en voie de développement ;</li>
<li>la protection et la remédiation des sols.</li>
</ul>
<p>René Dumont considérait que le développement n&#8217;était pas un problème d&#8217;argent, d&#8217;engrais ou de semences, mais plutôt la résultante d&#8217;un équilibre entre les trois. Il soutenait que les relations entre hommes et leurs champs reposaient essentiellement sur les relations existantes entre les hommes eux-mêmes, les relations sociales constituant les bases sur lesquelles reposent une agriculture et un développement industriel de qualité. Enfin, il considérait que les piliers soutenant de bonnes relations sociales entre les hommes reposaient sur de bonnes relations entre les hommes et les femmes. Il affirmait ainsi sa croyance en l&#8217;importance de l&#8217;émancipation de la femme dans le cadre du contrôle démographique.</p>
<p>Dumont a été un des premiers à expliquer les conséquences de ce qui ne s&#8217;appelait pas encore la mondialisation : explosion démographique,productivisme, pollution, bidonvilles, fossé grandissant entre pays du Sud et pays du Nord.</p>
<p>Il fut également le premier à utiliser les mots développement durable.<sup>4</sup></p>
<p>En 1974 à l&#8217;initiative de divers groupes et personnalités (Amis de la Terre, Pollution Non, Jean Carlier et les Journalistes-écrivains pour la nature et l&#8217;écologie) René Dumont fut choisi pour se présenter à l&#8217;élection présidentielle consécutive à la mort du Président Pompidou, en tant que premier candidat écologiste. Peu importa le faible résultat de 1,32 % des votes, car il s&#8217;agissait uniquement d&#8217;utiliser les médias et particulièrement la télévision pour faire connaître la pensée écologiste en politique. Sa prestation sobre, décontractée, intelligente et originale a été un succès car elle a ouvert le chemin à l&#8217;écologie politique pour toute une génération de jeunes qui ont pris conscience des limites des ressources naturelles planétaires et de l&#8217;absurdité d&#8217;une croissance économique exponentielle. Brice Lalonde fut son directeur de campagne électorale.</p>
<p>En avance sur son temps, le plus célèbre des agronomes français, bien connu pour son éternel pull over rouge, a surpris les Français en se montrant à la télévision avec une pomme et un verre d&#8217;eau, pour leur expliquer avec des mots tout simples combien ces ressources étaient précieuses et en péril. Il prédisait l&#8217;inévitable hausse du prix des carburants.</p>
<p>La politique écologique française fondée par Dumont est contre la guerre, contre le capitalisme, pour la solidarité entre les peuples et prenant en compte le monde sous-développé. Certains, toutefois, considèrent que ces racines ne sont pas suffisamment ancrées dans l&#8217;écologieprofonde.</p>
<p>A la suite de sa campagne, en juin 1974, lors des Assises de Montargis (Loiret), où se réunissent les militants qui s&#8217;étaient engagés dans celle-ci, sera fondée la première organisation de l&#8217;écologie politique d&#8217;envergure nationale : le Mouvement écologique.</p>
<p>Certains voient en René Dumont le père spirituel du parti des Verts, Les Verts dont il soutint régulièrement les candidats à la présidentielle et qui après sa mort créèrent une fondation portant son nom, l&#8217;ont toujours considéré comme l&#8217;un des leurs. C&#8217;était sûrement un humaniste de gauche, mais surtout un mondialiste, et certainement un altermondialiste ; il était membre fondateur d&#8217;Attac.</p>
<h2><span id=".C5.92uvres" class="mw-headline">Œuvres</span></h2>
<ul>
<li><em>La Culture du riz dans le Delta du Tonkin</em> (1935, édition revue, corrigée et augmentée en 1995)</li>
<li><em>Le problème agricole français. Esquisse d&#8217;un plan d&#8217;orientation et d&#8217;équipement</em> (1946)</li>
<li><em>Voyages en France d&#8217;un Agronome</em> (1951)</li>
<li><em>Economie agricole dans le monde</em> (1954)</li>
<li><em>L&#8217;Afrique noire est mal partie</em> (1962)</li>
<li><em>Cuba, socialisme et développement</em> (1964)</li>
<li><em>Cuba est-il socialiste ?</em> (1970)</li>
<li><em>L&#8217;Utopie ou la Mort</em> (1973)</li>
<li><em>L&#8217;Agronome de la faim</em> (1974)</li>
<li><em>L&#8217;Afrique étranglée</em> (1980)</li>
<li><em>Pour l&#8217;Afrique, j&#8217;accuse</em> en collaboration avec Charlotte Paquet (1986)</li>
<li><em>Taïwan le prix de la réussite avec la collaboration de Charlotte Paquet (1987)</em></li>
<li><em>Un monde intolérable : le libéralisme en question</em> (1988)</li>
<li><em>Mes combats. Dans quinze ans les dés seront jetés</em> (1989)</li>
<li><em>Démocratie pour l&#8217;Afrique</em> (1991)</li>
<li><em>Cette guerre nous déshonore</em> en collaboration avec Charlotte Paquet (1992)</li>
<li><em>Famines, le retour. Désordre libéral et démographique non contrôlée</em> (1997)</li>
</ul>
<h2><span id="Bibliographie" class="mw-headline">Bibliographie</span></h2>
<ul>
<li>Jean-Paul Besset, <em>René Dumont, une vie saisie par l’écologie</em>, Stock, Paris, 1992</li>
<li>Marc Dufumier (dir.), <em>Un agronome dans son siècle. Actualité de René Dumont</em>, Association pour la création de la Fondation René Dumont/Éditions Karthala/INA P-G, coll. « Hommes et Sociétés », Paris, 2002</li>
<li>Alain Lipietz, <em>René Dumont. 1904 &#8211; 2001</em>, Universalia 2002, Encyclopaedia Universalis, Paris, 2002 (voir : <em>René Dumont (1904 &#8211; 2001)</em>)</li>
<li>« René Dumont, un agronome d&#8217;exception », dans <em>Ingénieurs de la vie : la revue des ingénieurs de l&#8217;INA P-G</em>, Mazarine, Paris, 2005</li>
</ul>
<h2><span id="Filmographie" class="mw-headline">Filmographie</span></h2>
<ul>
<li><em>René Dumont, citoyen de la planète Terre</em>, un film-portrait de Bernard Baissat, co-production La Lanterne/France 3, durée 105 minutes, 1992 (voir : <em>René Dumont</em> de Bernard Baissat)</li>
<li><em>René Dumont : l&#8217;homme-siècle</em>, documentaire par Richard D. Lavoie, production Office national du film du Canada, durée 25 minutes 49 s, 2001</li>
</ul>
<h2><span id="Notes_et_R.C3.A9f.C3.A9rences" class="mw-headline">Notes et Références</span></h2>
<div class="references-small">
<div>
<ol class="references">
<li id="cite_note-0"><span class="renvois_vers_le_texte">↑</span> http://www.inrp.fr/she/chervel_laureats1.htm<small class="cachelinks"> [archive]</small></li>
<li id="cite_note-1"><span class="renvois_vers_le_texte">↑</span> http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3546,36-654589@51-656736,0.html<small class="cachelinks"> [archive]</small></li>
<li id="cite_note-2"><span class="renvois_vers_le_texte">↑</span> En cinquième position des quatre-vingt-dix admissibles sur les six cents candidats</li>
<li id="cite_note-3"><span class="renvois_vers_le_texte">↑</span> Selon les références de l&#8217;article développement durable, l&#8217;expression est apparue dans un rapport de l&#8217;Union internationale pour la conservation de la nature en 1980 et définie par le rapport Brundtland.</li>
</ol>
</div>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Biographie de Barry COMMONER</title>
		<link>http://www.toogezer.com/2009/03/06/biographie-de-barry-commoner/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Mar 2009 18:15:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographie des personnalités écologistes]]></category>

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		<description><![CDATA[Barry Commoner est un biologiste américain né le 28 mai 1917. Il a participé à l’élection présidentielle américaine en 1980 pour le Parti des citoyens. Commoner est né à Brooklyn. Il fait ses études jusqu&#8217;au bachelor à l&#8217;Université Columbia, puis obtient son master et son doctorat à Harvard. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Barry Commoner</strong> est un biologiste américain né le 28 mai 1917. Il a participé à l’élection présidentielle américaine en 1980 pour le Parti des citoyens.</p>
<p>Commoner est né à Brooklyn. Il fait ses études jusqu&#8217;au bachelor à l&#8217;Université Columbia, puis obtient son master et son doctorat à Harvard. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il sert comme lieutenant au sein de l&#8217;US Navy. Après la guerre, il s&#8217;installe à Saint Louis dans le Missouri, où obtient un poste de professeur de physiologie des plantes à l&#8217;Université Washington, poste qu&#8217;il occupe pendant 34 ans.</p>
<p>A la fin des années 1950, suite à ses travaux sur la présence de strontium-90 radioactif dans les dents de lait des enfants, Commoner s&#8217;engage dans la lutte contre les essais nucléaires. Il est notamment à l&#8217;origine d&#8217;une pétition avec Linus Pauling. Il écrit également plusieurs livres sur les effets écologiques néfastes des essais nucléaires en surface. En 1970, il est lauréat de l&#8217;International Humanist Award (<em>prix l&#8217;humaniste international</em>) de l&#8217;International Humanist and Ethical Union (<em>Union internationale humaniste et éthique</em>). En 1980, il fonde le parti des citoyens pour l&#8217;aider à véhiculer son message écologiste. Il est candidat ) l’élection présidentielle américaine de 1980 sous la bannière de ce parti (sa colistière est La Donna Harris), pour laquelle il obtient 234 294 suffrages soit 0,27% des voix.</p>
<p>À la suite de cette candidature infructueuse, Commoner retourne à New York où il devient directeur du Centre de biologie et d&#8217;étude des systèmes naturels du Queens College. Il quitte se poste en 2000 et est à l&#8217;heure actuelle chercheur émérite au Queens College. Il est membre de l&#8217;American Association for the Advancement of Science.</p>
<table id="toc" border="0">
<tbody>
<tr>
<td>
<div id="toctitle">
<h2>Sommaire</h2>
<p><span> </span></div>
<ul>
<li><span>1</span> <span>Les quatre lois de l&#8217;écologie</span></li>
<li><span>2</span> <span>Bibliographie</span></li>
<li><span>3</span> <span>Références</span></li>
</ul>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><script type="text/javascript">// <![CDATA[
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// ]]&gt;</script></p>
<h2><span id="Les_quatre_lois_de_l.27.C3.A9cologie">Les quatre lois de l&#8217;écologie</span></h2>
<p>Dans son livre « The Closing Circle » de 1971, Commoner a établi ses quatre lois de l&#8217;écologie, qui sont :</p>
<p>1 Chaque chose est connectée aux autres. Il y a une seule écosphère pour tous les organismes vivants et ce qui affecte l&#8217;un affecte tous les autres.</p>
<p>2. Chaque chose va quelque part. Il n&#8217;y a pas de déchets dans la nature, et il n&#8217;y a pas un ailleurs où l&#8217;on puisse jeter les choses.</p>
<p>3. La Nature sait. Le genre humain a développé la technologie pour améliorer la nature, mais un tel changement tend à être nocif pour le système.</p>
<p>4. Un repas gratuit, cela n&#8217;existe pas. Dans la nature, chaque côté de l&#8217;équation doit être en équilibre, pour chaque gain il y a un coût, et toutes les dettes seront payées.</p>
<h2><span id="Bibliographie">Bibliographie</span></h2>
<ul>
<li><em>Science and Survival</em>. New York : Viking, 1966.</li>
<li><em>The Closing Circle: Nature, Man, and Technology</em>. New York : Knopf, 1971.</li>
<li><em>The Poverty of Power: Energy and the Economic Crisis</em>. New York : Random House, 1976.</li>
<li><em>The Politics of Energy</em>. New York : Knopf, 1979.</li>
<li><em>Making Peace with the Planet</em>. New York : Pantheon, 1990.</li>
</ul>
<h2><span id="R.C3.A9f.C3.A9rences">Références</span></h2>
<ul>
<li><em>Contemporary Authors</em>. Detroit : Gale, 2000.</li>
<li><em>Who&#8217;s Who in America</em>. Chicago : Marquis, 2004.</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Biographie de John HARSHBERGER</title>
		<link>http://www.toogezer.com/2009/02/09/biographie-de-john-harshberger/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Feb 2009 19:11:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographie des personnalités écologistes]]></category>

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		<description><![CDATA[John William Harshberger est un botaniste et un écologue américain, né le 1er janvier 1869 à Philadelphie et mort le 28 avril 1929 dans cette même ville. Sa famille est d’une vieille lignée de Philadelphie. Il entre à l’université de Pennsylvanie en 1888 et où il obtient son Bachelor of Sciences (1892) et son Ph. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- start content --><strong>John William Harshberger</strong> est un botaniste et un écologue américain, né le 1<sup>er</sup> janvier 1869 à Philadelphie et mort le 28 avril 1929 dans cette même ville.</p>
<p>Sa famille est d’une vieille lignée de Philadelphie. Il entre à l’université de Pennsylvanie en 1888 et où il obtient son <em>Bachelor of Sciences</em> (1892) et son Ph. D. (1893). Cette même année, il est recruté par l’université pour devenir instructeur en botanique, en zoologie et en biologie. En 1907, il devient professeur assistant en botanique et en 1911, professeur, fonction qu’il conserve jusqu’à sa mort. Durant les étés, il enseigne à Pocono Pines puis à la station de biologie marine de Cold Spring Harbor. En outre, il donne plus de quatre-vingts conférences publiques.</p>
<p>Harshberger fait de nombreux voyages, dont un en Amérique du Sud en 1927. Il est membre de diverses sociétés savantes dont l’Ecological Society of America, la Botanical Society of Pennsylvania, la Philadelphia Society of Natural History, la Wild Flower Preservation Society. Il fait paraître environ 300 publications principalement sur l’écologie des végétaux, la pathologie des plantes et des champignons, la morphologie et la physiologie végétale, etc.</p>
<p>Il se marie en 1907 avec Helen B. Cole, union dont naîtront deux filles. Elle meurt en 1923.</p>
<h2><span id="Liste_partielle_des_publications">Liste partielle des publications</span></h2>
<ul>
<li>1913 : <em>Phytogeographic Survey of North America</em>.</li>
<li>1914 : <em>The Vegetation of South Florida</em>.</li>
<li>1916 : <em>The Vegetation of the New Jersey Pine Barrens</em>.</li>
<li>1917 : <em>Text-book of Mycology and Plant Pathology</em>.</li>
<li>1920 : <em>Text-book of Pastoral and Agricultural Botany</em>.</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Biographie de René DUBOS</title>
		<link>http://www.toogezer.com/2009/02/06/biographie-de-rene-dubos/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 18:32:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographie des personnalités écologistes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.toogezer.com/?p=7439</guid>
		<description><![CDATA[René Dubos, né à Saint-Brice-sous-Forêt le 20 février 1901 et mort à New York le 20 février 1982, est un agronome, biologiste et écologue français.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>René Dubos</strong>, né à Saint-Brice-sous-Forêt le 20 février 1901 et mort à New York le 20 février 1982, est un agronome, biologiste et écologue français.</p>
<table id="toc" border="0">
<tbody>
<tr>
<td>
<div id="toctitle">
<h2>Sommaire</h2>
<p><span> </span></div>
<ul>
<li><span>1</span> <span>Biographie</span>
<ul>
<li><span>1.1</span> <span>Référence</span></li>
</ul>
</li>
<li><span>2</span> <span>Œuvres</span></li>
<li><span>3</span> <span>Bibliographie</span></li>
</ul>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><script type="text/javascript">// <![CDATA[
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// ]]&gt;</script></p>
<h2><span id="Biographie">Biographie</span><span style="font-size: xx-small; font-weight: normal; float: none;"> </span></h2>
<p>Né dans le Val-d&#8217;Oise, René Jules Dubos fait ses études à Hénonville dans l&#8217;Oise avant de rejoindre le lycée Chaptal à Paris et d&#8217;intégrer l&#8217;Institut national agronomique dont il sort ingénieur agronome en 1921.</p>
<p>En 1923, il devient rédacteur à l&#8217;Institut international d’Agriculture à Rome. Puis très vite il quitte l&#8217;Europe pour entamer une carrière de biologiste et chercheur aux États-Unis.</p>
<p>En 1924 il devient assistant de recherches à l&#8217;Université Rutgers dans le New Jersey. En 1927, à l&#8217;initiative d&#8217;Alexis Carrel il est recruté comme collaborateur de O.T. Avery au service de maladies respiratoires de l’Université Rockefeller de New York où il découvre l’action spécifique d’une enzyme bactérienne qui décompose la capsule des pneumocoques. Cette découverte le met sur la voie de la découverte de la gramicidine, premier antibiotique commercialisé.</p>
<p>L&#8217;avancée scientifique capitale qu&#8217;il effectue en 1932 ne sera redécouverte que soixante-dix ans plus tard : les microbes développent des ferments &laquo;&nbsp;constitutifs&nbsp;&raquo; et des ferments &laquo;&nbsp;adaptatifs&nbsp;&raquo; qui permettent la réaction appelée &laquo;&nbsp;adaptation créatrice&nbsp;&raquo;. Cela amène René Dubos à une autre découverte, celle de la tyrothricine.</p>
<p>En 1941 il est reçu à l’Académie des Sciences des États-Unis, il poursuit ses travaux sur la tuberculose expérimentale, sa femme succombant à cette maladie en 1942. En 1945 il publie <em>The Bacterial Cell in its Relation to Problems of Virulence, Immunity and Chemotherapy</em>, ouvrage fondamental de la biologie. En 1948, il reçoit le Prix Lasker.</p>
<p>Son activité d&#8217;auteur et de vulgarisateur commence alors, en même temps que les récompenses se multiplient et qu&#8217;il est nommé Professeur à l&#8217;Université Rockefeller en 1957.</p>
<p>Vers la fin de sa vie, sa carrière de chercheur se réoriente vers l&#8217;écologie et notamment l&#8217;écologie globale. Il prépare en 1972, avec Barbara Ward, le rapport de base de la première Conférence des Nations unies sur l’environnement (CNUE ou « Sommet de la Terre ») de Stockholm, qui a pour titre <em>Nous n’avons qu’une terre</em>. Il est ensuite à l&#8217;origine de la création du Programme des Nations unies pour l&#8217;environnement.</p>
<p>Selon lui, « l&#8217;environnement doit être considéré au sens large, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;il doit inclure non seulement le milieu inerte et vivant extérieur à l&#8217;espèce, mais aussi le milieu inerte et vivant qui lui est interne, c&#8217;est-à-dire la niche écologique que chaque espèce façonne et les membres qui la composent. Ainsi, vis à vis de son environnement, toute espèce doit-elle être considérée à la fois dans ses parties et son tout ».</p>
<h2><span id=".C5.92uvres">Œuvres</span></h2>
<ul>
<li><em>Reason Awake: science for man</em>,(New York: Columbia University Press, 1970)</li>
<li><em>Only one earth: the care and maintenance of a small planet</em>, en collaboration avec Barbara Ward, (sans date)</li>
<li><em>The bacterial cell : in its relation to problems of virulence, immunity and chemotherapy</em>, en collaboration avec C. F. Robinow 1945</li>
<li><em>Louis Pasteur : free lance of science</em> , 1950, éd. française en 1955</li>
<li><em>Bacterial and mycotic infections of man</em>, 1948, 1952, 1958, 1965</li>
<li><em>The White plague : tuberculosis, man and society</em>,1952, en collaboration avec Jean Dubos</li>
<li><em>Biochemical determinants of microbial diseases</em>, 1954</li>
<li><em>Mirage of health: utopias, progress, and biological change</em>, 1959,1971, éd., françaises en 1961, 1964</li>
<li><em>La Leçon de Pasteur</em>, 1960</li>
<li><em>The dreams of reason</em>, 1961,éd. française en 1964</li>
<li><em>The torch of life : continuity in living experience</em>, 1962</li>
<li><em>Le corps</em>,1965, 1968, en collaboration avec Nourse, Margenau et Snow</li>
<li><em>Man and his environment : biomedical knowledge and social action</em>, 1966, éd. française dans la même année</li>
<li><em>Man adapting</em>, 1965,1967, 1<sup>e</sup> édition en française sous le titre <em>L&#8217;homme et l&#8217;adaptation au milieu</em>, 1973</li>
<li><em>Santé et maladie</em>, 1966, en collaboration avec Maya Pines, version anglaise en 1969</li>
<li><em>Man, medicine, and environment</em>, 1967</li>
<li><em>So human an animal</em>, 1968, éd. française en 1972 (Prix Pulitzer)</li>
<li><em>Drogues et remèdes</em>, 1968, en collaboration avec Modell, Lansing, Margenau et Snow</li>
<li><em>La croissance</em>, 1968</li>
<li><em>Les Maladies de la civilisation</em>, 1969,[Enregistrement vidéo], Radio-Canada, avec Comeau, Dufresne et Vaillancourt</li>
<li><em>L&#8217;homme ininterrompu : essai</em>, 1971</li>
<li><em>A God within</em>, 1972, traduit vers le français comme <em>Les dieux de l’écologie</em>, 1973</li>
<li><em>Nous n&#8217;avons qu&#8217;une terre</em>, 1972, avec Barbara Ward</li>
<li><em>Choisir d&#8217;être humain : essai</em>, 1974, traduit vers l&#8217;anglais comme <em>Beast or angel? Choices that make us human</em>, dans la même année.</li>
<li><em>The professor, the institute, and DNA</em>, 1976</li>
<li><em>The nature of life</em>, 1978</li>
<li><em>Chercher : des médecins, des chercheurs&#8230; et des hommes</em>, 1979</li>
<li><em>Quest : reflections on medicine, science, and humanity</em>,1980, co-écrit avec Jean-Paul Escande et traduit vers le français comme <em>Chercher</em>, 1982,</li>
<li><em>Courtisons la terre</em>, 1980</li>
<li><em>Celebrations of life</em>,1981, traduit ver le français comme <em>Les célébrations de la vie</em>, 1982</li>
<li><em>Pasteur and modern science</em>,1988, en collaboration avec Thomas Brock</li>
</ul>
<h2><span id="Bibliographie">Bibliographie</span></h2>
<ul>
<li>Carol L. Moberg, <em>René Dubos, Friend of the Good Earth, Microbiologist, Medical Scientist, Environmentalist</em>, ASM Press, Washington, D.C., 2005 <small>(ISBN 1-55581-340-2)</small></li>
<li>Jean-Paul Escande, &laquo;&nbsp;Qui a découvert les antibiotiques ? Il faut rendre à Dubos&#8230;&nbsp;&raquo; dans <em>Cahiers de Science et vie</em> n° 56, avril 2000</li>
<li>Nicolas Witkowski, &laquo;&nbsp;L&#8217;homme qui n&#8217;a pas inventé la pénicilline&nbsp;&raquo; dans <em>Une histoire sentimentale des sciences</em>, Le Seuil coll. « Point sciences », Paris, 2003 <small>(ISBN 2020787792)</small></li>
</ul>
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		<title>Biographie de Francis HALLE</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 18:48:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographie des personnalités écologistes]]></category>

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		<description><![CDATA[Francis Hallé (né le 15 avril 1938 à Seine-Port en Seine-et-Marne) est un botaniste et un biologiste français.
Il rappelle qu'une forêt secondaire a besoin de sept siècles pour revenir à l'état primaire et dénonce le désastre écologique que constitue ladéforestation abusive pratiquée par les grands groupes industriels dont on peut déjà voir les conséquences dans des pays tels que Haïti, le Nigéria, Madagascar ou la Malaisie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Francis Hallé</strong> (né le 15 avril 1938 à Seine-Port en Seine-et-Marne) est un botaniste et un biologiste français.</p>
<table id="toc" border="0">
<tbody>
<tr>
<td>
<div id="toctitle">
<h2>Sommaire</h2>
<p><span> </span></div>
<ul>
<li><span>1</span> <span>Biographie</span></li>
<li><span>2</span> <span>Travaux</span>
<ul>
<li><span>2.1</span> <span>Eloge de la plante</span></li>
<li><span>2.2</span> <span>Plaidoyer pour l&#8217;arbre</span>
<ul>
<li><span>2.2.1</span> <span>Coloniarité</span></li>
<li><span>2.2.2</span> <span>Variabilité génétique au sein d&#8217;un même arbre</span></li>
<li><span>2.2.3</span> <span>La timidité des arbres</span></li>
<li><span>2.2.4</span> <span>Phases lunaires</span></li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
<li><span>3</span> <span>Bibliographie</span></li>
</ul>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><script type="text/javascript">// <![CDATA[
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// ]]&gt;</script></p>
<h2><span id="Biographie">Biographie</span></h2>
<p>Francis Hallé fut d&#8217;abord moniteur de voile aux Glénans avant d&#8217;être diplômé de la Sorbonne et de l&#8217;université d&#8217;Abidjan et de devenir botaniste et biologiste. Ancien Professeur de botanique à l&#8217;Université de Montpellier, il est spécialiste de l&#8217;écologie des forêts tropicales humides, de l&#8217;architecture des arbres, et grand défenseur des forêts primaires (c’est-à-dire les forêts jamais exploitées par l&#8217;homme qui ne représenteraient plus aujourd&#8217;hui que 5 à 10 % des forêts de la planète).</p>
<h2><span id="Travaux">Travaux</span></h2>
<p>Il rappelle qu&#8217;une forêt secondaire a besoin de sept siècles pour revenir à l&#8217;état primaire et dénonce le désastre écologique que constitue la déforestation abusive pratiquée par les grands groupes industriels dont on peut déjà voir les conséquences dans des pays tels que Haïti, le Nigéria, Madagascar ou la Malaisie.</p>
<p>De 1986 à 2003, il a dirigé les missions scientifiques du <em>Radeau des cimes</em> sur les canopées des forêts tropicales. Il a découvert que la canopée est une source primordiale de la diversité biologique.</p>
<h3><span id="Eloge_de_la_plante">Eloge de la plante</span></h3>
<p>Dans son livre <em>Éloge de la plante</em>, il soutient que les végétaux et l&#8217;espèce humaine ne sont en rien comparables. Les végétaux sont apparus bien avant les hommes et les animaux en général et ils leur survivront certainement. En effet, les animaux (dont l&#8217;homme) ont besoin des végétaux pour vivre (alimentation, environnement, etc.) alors que la majorité des végétaux est capable de vivre en totale autonomie et peut ainsi très bien se passer des animaux.</p>
<p>Hallé s&#8217;intéresse également à la science des formes et notamment à l&#8217;architecture des plantes.</p>
<h3><span id="Plaidoyer_pour_l.27arbre">Plaidoyer pour l&#8217;arbre</span></h3>
<p>Dans son livre <em>Plaidoyer pour l&#8217;arbre</em> paru en 2005, Francis Hallé affirme tout d&#8217;abord la difficulté de définir l&#8217;arbre. À l&#8217;aide d&#8217;exemples, il montre que la hauteur au dessus du sol, le caractère ligneux de la plante, la présence de branches ne sont pas des caractéristiques que l&#8217;on peut conférer dans l&#8217;absolu aux arbres. Le biologiste cite Alessandro Baricco : « Définir l&#8217;arbre, c&#8217;est comme définir la bêtise : c&#8217;est presque impossible, et pourtant nous en connaissons tous d&#8217;excellents exemples ».</p>
<p>Après s&#8217;être intéressé aux secrets de l&#8217;arbre, Francis Hallé présente tout ce que l&#8217;arbre apporte à l&#8217;homme et tire le portrait d&#8217;espèces remarquables comme, par exemple, le Durian, l&#8217;Eucalyptus ou l&#8217;Hévéa.</p>
<h4><span id="Coloniarit.C3.A9">Coloniarité</span></h4>
<p>Il soutient dans ce livre l&#8217;hypothèse de l&#8217;arbre coloniaire à partir d&#8217;observations et expériences réalisées par Roelof A. A. Oldeman et poursuivies par lui-même. L&#8217;arbre moderne ne serait pas un individu mais une colonie (à la différence des arbres primitifs comme les palmiers ou les araucaria qui ne le sont pas) ! Il considère les bourgeons comme des individus reliés entre eux à la façon des polypes sur un récif corallien. La réitération ou sa capacité à se multiplier végétativement prouve la divisibilité de l&#8217;arbre, ce phénomène se traduit par la production de rejets spontanés ou traumatiques. Or l&#8217;individu par définition n&#8217;est pas divisible. De plus, Francis Hallé s&#8217;étonne d&#8217;observer sur certains arbres des racines au sein même des unités réitérées, c&#8217;est-à-dire des racines au sein même des branches.</p>
<h4><span id="Variabilit.C3.A9_g.C3.A9n.C3.A9tique_au_sein_d.27un_m.C3.AAme_arbre">Variabilité génétique au sein d&#8217;un même arbre</span></h4>
<p>Darlyne Murawski et lui-même ont aussi remarqué que l&#8217;arbre pouvait posséder plusieurs génotypes<sup id="cite_ref-0"><span>[</span>1<span>]</span></sup> :</p>
<blockquote><p>« Le Saint-Martin Jaune contenait plusieurs génotypes sensiblement différents, qui n&#8217;étaient pas distribués au hasard dans la cime, mais caractérisaient plutôt des groupes de branches maîtresses. »</p></blockquote>
<h4><span id="La_timidit.C3.A9_des_arbres">La timidité des arbres</span></h4>
<p>Francis Hallé a aussi découvert la « timidité » de certains arbres (fagacées, pins), un phénomène tout aussi étonnant. Les branches ou les racines de certains arbres ne s&#8217;entremêlent point quand elles se rapprochent et décrivent une fente de timidité. Ce phénomène se traduit aussi entre les cimes de plusieurs arbres. On peut observer une fente de timidité entre différents arbres de la même espèce peut être lié à un échange de gaz. Quel avantage sélectif cela apporte-t-il à l&#8217;arbre ?</p>
<h4><span id="Phases_lunaires">Phases lunaires</span><span style="font-size: xx-small; font-weight: normal; float: none;"> </span></h4>
<p>Francis Hallé est un des rares scientifiques à défendre la croyance populaire prétendant que les phases lunaires ont une influence sur la croissance des végétaux.</p>
<p>Le travail scientifique de F. Hallé est colossal, admirable et pourrait renverser des dogmes conceptuels : la plante dominerait-elle les animaux (parmi eux les hommes) ? L&#8217;arbre serait-il une colonie donc un ensemble d&#8217;entités fonctionnant de concert ? Que serait l&#8217;homme sans arbres ? Que peut-on lui devoir ?</p>
<h2><span id="Bibliographie">Bibliographie</span><span style="font-size: xx-small; font-weight: normal; float: none;"> </span></h2>
<ul>
<li><em>Un monde sans hiver</em> (1993)</li>
<li><em>Les tropiques : nature et sociétés</em> (Le Seuil, 1993)</li>
<li><em>Éloge de la plante, Pour une nouvelle biologie</em> (Le Seuil, 1999)</li>
<li><em>Le Radeau des cimes, L&#8217;exploration des canopées forestières</em> avec Dany Cleyet-Marrel et Gilles Ebersolt, (Lattès, 2000) &#8211; Prix André Soubiran (Medec 2001)</li>
<li><em>Essai sur l&#8217;architecture et la dynamique de croissance des arbres tropicaux</em> avec Oldeman, (Masson, 2002)</li>
<li><em>Architecture des plantes</em> (2004)</li>
<li><em>Plaidoyer pour l&#8217;arbre</em> (Actes Sud, 2005) &#8211; Prix &laquo;&nbsp;Homme et botanique&nbsp;&raquo;</li>
<li><em>Aux Origines des plantes</em> Tome 1 &amp; 2 (Fayard, 2008) &#8211; ISBN 221362836X &#8211; ISBN 221363050X</li>
</ul>
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