Advertisement
Je souhaite recevoir des offres des partenaires de Toogezer

 

ACCES UTILISATEURS
connexion déconnexion
pas encore de compte mot de passe oublié ?
AccueilLibrairieForumDevenez rédacteurToogezerRechercherPartenaires
13 mai 2008
 
sinformer2.png
urgent.png
qfaire.png
Toogezerement vôtre !
Citoyens, consommateurs, entrepreneurs, décideurs… Nous sommes tous confrontés à un double défi : sauver ...

lire l'édito


 Toogezer sur...
 
Add to Google
 
 
Add to netvibes
 

feed image

S'informer

Géopolitiques

Tibet : Enjeux et perspectives actuels --> Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Le vendredi 14 mars, une manifestation, organisée par des moines bouddhistes du Tibet, a dégénéré. Depuis bientôt deux semaines, affrontements violents, incendies, nombreux blessés, morts, déploiement de l’armée chinoise, sèment le trouble à Lhassa, capitale tibétaine. Qu’adviendra-t-il dans les prochains jours ?



ariemersmaingmarathonred.jpgLe 14 mars dernier, la manifestation était destinée à célébrer la commémoration du soulèvement populaire tibétain du 10 mars 1959. Ce dernier fût réprimé dans le sang par l’Armée Populaire de Libération, coûta la vie à 87 000 personnes rien que dans le Tibet Central, et consigna le Dalaï lama à l’exil à Dharamsala (Inde).


Le devoir de mémoire en berne
Près de 50 ans après le soulèvement du 10 mars, le rouge des robes de moines tibétains, s’est mêlé au rouge sang des victimes de la brutalité policière. Voire « au rouge de la honte, au front des démocraties dont les dirigeants se contentent de réclamer prudemment de la «retenue» aux autocrates de Pékin lorsque les locataires de la Cité interdite voient rouge devant le défi pacifique du Tibet », comme l’énonce l’écrivaine Claude B. Levenson (journal Libération du 20 mars).


Les flammes d’Olympie et de Lhassa

Au départ « du tour du monde » de la flamme olympique s’associent les flammes rouges incendiaires qui bercent le Tibet actuellement. Le gouvernement chinois assure que les manifestations de ces deniers jours ont pour but d’appeler au boycott et sabotage des prochains Jeux olympiques.

Info ou intox ? Le prétexte est bel et bien défini et clamé haut et fort par les autorités chinoises envers le Dhalaï Lama. Le Premier ministre Wen Jiabao a même assuré avoir «les preuves» que les émeutes à Lhassa avaient été «fomentées et organisées par la clique du dalaï-lama» pour «saboter les Jeux olympiques».

La célébrissime et unique figure de la cause tibétaine dément formellement une quelconque implication dans les manifestations de la semaine dernière. Il refuse également d’évoquer le boycott des Jeux Olympiques, « que mérite la Chine », selon lui.

Quoiqu’il en soit, la flamme olympique prépare son périple. Elle passera le 6 et 7 avril prochain à Londres et Paris, où associations et citoyens défileront en brandissant "La Flamme de la Liberté Tibétaine" pour dénoncer la violation des droits de l'Homme dont est victime le peuple tibétain.


Les échos des déclarations d’un souverain en exil…
En exil depuis 49 ans, le plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain multiplie déclarations et propositions en faveur d’un retour au calme. Mais ses messages sont contestés de Pékin à Lhassa en passant par Dharamsala.

Ouvert à se déplacer à Pékin pour ouvrir un dialogue avec les autorités, le Dhalaï Lama plaide inlassablement d’une diplomatie dite de la «voie moyenne» consistant à réclamer une large «autonomie culturelle». Cependant il ne revendique pas l’indépendance totale du Tibet, une des deux conditions - couplé à l’abandon définitif de l’usage de la violence - imposées par le gouvernement chinois pour entamer des négociations. Affirmant ne pas voir d’influence sur la situation actuelle au Tibet, le Dhalaï Lama a même proposé sa démission.


Opération de com’ ou pressions populaires ?
Il est probable qu’il veuille, par cette déclaration, prouver son innocence et son intention de tenter tout ce qu’il peut pour permettre une cohabitation pacifique entre le peuple chinois et tibétain. Sa démission est donc une éventualité politique, uniquement politique. Comme le rappelle Jampal Chosang, représentant du Dalaï lama en France : « le discours de sa Sainteté est inchangé depuis 15 ans, si la majorité du peuple tibétain, au Tibet et en dehors du Tibet, voulait passer à la violence, alors il démissionnerait en tant que porte parole, sur le plan politique, du peuple tibétain. Mais il est hors de question qu'il démissionne en tant que guide spirituel. »

La main du Dalaï Lama reste donc tendue vers la Chine, encore faut-il que le chef tibétain conserve le soutien de son peuple. Que ce soit à Lhassa ou dans son fief indien, la contestation contre le Dalaï Lama est forte. Dans la capitale tibétaine, lundi 17 mars, quelques heures avant l’expiration de l’ultimatum adressé par les autorités chinoises, le congrès de la jeunesse tibétaine (TYC) a ainsi appelé à l’autonomie du Tibet. La veille, à Dharamsala, des manifestants tibétains ont protesté contre la diplomatie dite de la «voie moyenne», dont l’efficacité laisse perplexe. Le gouvernement indien n’a pour l’instant, lui, fait aucune déclaration. Etonnant, pour un pays se revendiquant d’être la plus grande démocratie du monde, n’en demeurant pas moins un fidèle allié de la Chine. Le silence indien restera-t-il d’or ?


Une protestation mondiale
Bien que Lhassa reste opaque aux yeux du monde – aucun journaliste étranger n’y est aujourd’hui accepté -, la mobilisation s’étend au quatre coins du monde. De Rome à Séoul, de Londres à Taipei, ou de New York à Paris les citoyens se mobilisent en soutien au peuple tibétain. Les ONG de défense des droits de l’Homme dénoncent entre autres les « centaines » (1) voire « milliers » (2) d’arrestations massives à Lhassa et dans les régions limitrophes. Reporters Sans Frontières s’inquiète de l’intensification de la propagande chinoise et de la traque aux manifestants via Internet et le fait savoir : le 24 mars 2008, des membres de Reporters Sans Frontières ont déployé une banderole représentant les anneaux olympiques sous la forme de menottes pendant la cérémonie officielle d’allumage de la flamme. Ils ont été arrêtés, libérés et sont poursuivis pour « insulte aux symboles nationaux ». Ils risquent un an de prison et une amende. "La censure et le contrôle d’Internet prennent également une tournure inquiétante, avec la publication de commentaires appelant au meurtre des Tibétains tandis que toute information indépendante sur les manifestations est retirée de la Toile", a ajouté l’organisation.

De son côté, Human Rights Watch demande aux autorités chinoises de publier les noms des personnes placées en détention et d'autoriser l'accès au Tibet à des observateurs internationaux."Compte tenu des pratiques de torture des activistes politiques par les forces de sécurité chinoises, anciennes et décrites de façon détaillée, il y a tout lieu de redouter pour la sécurité des personnes récemment placées en détention", a prédit son directeur pour l'Asie.

Au niveau politique, les recommandations de la communauté internationale ne semblent pour l’instant pas calmer l’ardeur des autorités chinoises. Le Dalaï Lama a cependant reçu un soutien fort de la présidente démocrate Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pélosi. Elle a notamment appelé à l’ouverture d’une enquête internationale, indépendante sur les accusations imputées au gouvernement chinois. Avant d’ajouter : « La situation au Tibet représente un défi pour la conscience mondiale. Ce qui se passe au Tibet, le monde doit le savoir (...). Nous perdrions toute autorité morale et notre droit à parler au nom des droits de l'homme partout dans le monde si ceux qui sont épris de paix dans le monde restaient silencieux face à l'oppression chinoise en Chine et au Tibet."

L’Europe n’est pas restée de marbre, à l’instar de l’initiative de Gordon Brown qui a invité le Dalaï Lama en Angleterre. L’occasion pour, la France - le pays des droits de l’homme - de recevoir- pour la toute première fois de son histoire - le représentant d’un des peuples les plus abusés ?
Faites vos jeux !

Benoit Da Piedade
25.03.08

Légende : Manifestation pour l’indépendance du Tibet
© International Campaign for Tibet (ICT)

(1) Propos de Kate Saunders, de la Campagne internationale pour le Tibet
(2) Propos de la directrice du Mouvement des étudiants pour un Tibet libre


dans la même catégorie





Envoyer vers...
Digg!Reddit!Del.icio.us!Facebook!Slashdot!Netscape!Technorati!StumbleUpon!Newsvine!Furl!Blogmarks!Yahoo!Ma.gnolia!Free social bookmarking plugins and extensions for Joomla! websites!
Personne n'a commenté cet article.
SVP Connectez-vous ou enregistrez-vous afin de pouvoir ajouter des commentaires.
J! Reactions 1.09.00 • General Site License
Copyright © 2006 S. A. DeCaro
 
benoitpetitredim.jpg

REVUE DE PRESSE DU WEB

5-11 mai 2008
Tout d'abord, profitons des ponts de mai pour nous offrir un avant goût de congés, avec plusieurs articles liés au voyage ! T...

lire la suite

ACAT France
CGU   CGV   Mentions légales   Contact   Liens   Plan du site