L’éco-tourisme, un luxe certifié durable
Les « éco lodges » fleurissent au Costa-Rica, le plus souvent dans la jungle. Ils sont devenus un must pour clientèle aisée avide de sensations. Dépaysement garanti…
Certains ne sont accessibles qu’en rafting et d’autres grâce à une nacelle qui traverse la rivière sur un câble. Plusieurs de ces lodges sont certifiés par Rainforest Alliance qui entame son travail par une formation du personnel : eau, déchets, énergies renouvelables, produits bio et de proximité, composantes sociales, priorité à l’embauche des gens du pays… En tout, 37 critères doivent être respectés pour cette démarche de progrès vérifiée tous les ans.
Une centaine d’établissements touristiques ont déjà droit à la fameuse grenouille de Rainforest Alliance et une centaine d’autres sont en cours à travers tout le pays. Une convention a été signée avec une trentaine de Tour operators qui désormais vendent aussi du « soutenable ». Les mentalités changent, celles des consommateurs aussi. A terme, toutes les infrastructures touristiques du pays devront se convertir à la gestion durable, selon Ronald Sanabria, directeur « tourisme durable » de Rainforest Alliance
Certains établissements, comme le Pacuarelodge, installé sur des centaines d’hectares en pleine jungle au bord de la bouillonnante rivière Pacuare, jouent un rôle actif dans la protection de la biodiversité en sensibilisant les enfants de la région et en informant les adultes, par exemple sur la chasse ou les coupes de bois. Un tel lodge n’est pas à la portée de toutes les bourses mais le rôle qu’il joue dans la région va bien au-delà de l’accueil de touristes qui ne sont pas prêts d’oublier leur séjour. Enfin, comme il n’est pas possible d’éviter toutes les émissions de gaz à effet de serre, une ONG locale – Travel Excellence – propose une compensation carbone.
Reportage d’Yves Leers
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